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PORTRAIT : Le Kremlin met en scène l’appel Poutine-Trump du 4 juillet
Crédit: Adobe Stock

« Courtois », un adjectif qui dit tout en évitant l’essentiel

Le choix du mot « courtois » pour qualifier cet appel de 90 minutes mérite une attention particulière. Ce n’est pas un adjectif neutre. Il évoque la civilité, le respect mutuel, l’absence de tension, sans jamais préciser le contenu réel des échanges entre les deux dirigeants. C’est un adjectif qui informe sur la forme sans jamais s’engager sur le fond, une technique de communication classique qui permet de donner une impression positive sans prendre le risque de révéler des positions substantielles.

Le ministère russe des Affaires étrangères a également insisté sur la préférence russe pour un règlement « politico-diplomatique » du conflit, tout en accusant simultanément l’Ukraine et ses soutiens européens de vouloir prolonger le conflit, selon CNN. Cette double formulation, où la Russie se présente comme partisane de la paix tout en accusant ses adversaires de bellicisme, constitue un schéma rhétorique récurrent dans la communication du Kremlin depuis le début de l’invasion de l’Ukraine.

L’accusation retournée contre Kyiv et ses alliés européens

Cette accusation portée contre « Kyiv et ses parrains européens », que le ministère russe accuse de vouloir « prolonger et même intensifier le conflit », selon les propos rapportés par CNN, illustre une constante stratégique du discours russe : inverser systématiquement la responsabilité de la poursuite du conflit, en présentant l’agresseur comme la partie recherchant la paix, et les victimes de l’agression comme les véritables obstacles à sa résolution.

Ce renversement rhétorique n’est pas propre à cet appel précis. Il s’inscrit dans une ligne de communication constante du Kremlin depuis 2022, où chaque escalade militaire russe est présentée comme une réponse défensive ou comme une conséquence inévitable de l’intransigeance occidentale, jamais comme le résultat d’un choix offensif assumé par Moscou lui-même.


Je refuse de laisser passer ce renversement rhétorique sans le nommer clairement : accuser l’Ukraine et ses alliés européens de vouloir prolonger un conflit déclenché par l’invasion russe, c’est un exercice de manipulation qui insulte l’intelligence de quiconque suit ce dossier depuis 2022. Le Kremlin sait exactement ce qu’il fait quand il choisit ces mots.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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