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ESSAI : Pourquoi Trump serre la main d’al-Sharaa sans lâcher l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

La levée de la désignation de parrain du terrorisme

Le geste le plus concret de cette normalisation a été annoncé après la rencontre : le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que Trump avait informé les législateurs américains que les États-Unis retireraient prochainement la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, dans le cadre d’un processus de normalisation d’un an engagé avec le nouveau gouvernement syrien, selon NPR. « La levée des sanctions sur la Syrie va débloquer le commerce et l’investissement internationaux, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien », a déclaré Rubio.

Ce virage s’inscrit dans une séquence déjà engagée : en juin 2025, Trump avait signé un décret mettant fin à plusieurs sanctions économiques visant la Syrie, avant de révoquer, quelques semaines plus tard, la désignation terroriste visant personnellement al-Sharaa — la désignation frappant l’État syrien lui-même restant, elle, toujours en vigueur jusqu’à cette annonce d’Ankara. La logique est celle d’un dégel progressif, étape par étape, plutôt que d’un revirement brutal et complet.

Les sujets de fond abordés entre les deux présidents

Selon plusieurs médias, dont Business News Today, les échanges entre Trump et al-Sharaa devaient porter sur le contre-terrorisme, les groupes armés étrangers présents en Syrie, l’unité territoriale du pays et l’avenir des forces kurdes dans le nord-est syrien. Ce sont des dossiers explosifs, où les intérêts américains, turcs et kurdes s’entrecroisent depuis des années sans solution stable, et où chaque décision américaine a des répercussions immédiates sur le terrain.

Les responsables américains n’ont pas détaillé publiquement les objectifs précis de cette rencontre avec al-Sharaa, contrairement à la rencontre avec Zelensky pour laquelle un objectif clair — avancer vers un accord mettant fin à la guerre ukrainienne — avait été énoncé. Cette asymétrie de communication en dit long sur la nature encore incertaine et évolutive de la relation entre Washington et la nouvelle direction syrienne.


On mesure ici une différence de traitement révélatrice : l’objectif avec Zelensky est limpide, documenté, assumé publiquement. Celui avec al-Sharaa reste flou, presque expérimental. Cette différence n’est pas neutre — elle traduit deux rapports de force diplomatiques très inégaux entre un allié historique en guerre et un nouveau partenaire encore à l’essai.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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