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PORTRAIT : L’Iran qui refuse de plier malgré la colère de Trump sur Ormuz
Crédit: Adobe Stock

Une lecture juridique façonnée pour servir un récit de souveraineté

Le cœur de la défiance iranienne repose sur une interprétation précise et assumée de l’article 5 du mémorandum d’entente signé en juin avec Washington. Ce texte stipule que l’Iran « fera des efforts pour assurer le passage sûr des navires commerciaux, sans frais, pendant 60 jours seulement ». Téhéran a choisi d’y lire une reconnaissance implicite de son autorité sur la gestion du trafic maritime dans le détroit — une lecture que les États-Unis rejettent entièrement, mais que l’Iran défend avec une constance remarquable depuis des semaines.

Le porte-parole de la Commission de la sécurité nationale du parlement iranien, Ebrahim Azizi, a formulé cette position sans la moindre ambiguïté sur X : « C’est la seule voie possible. Reconnaissez le nouvel ordre iranien dans le détroit d’Ormuz. » Cette phrase, à elle seule, résume l’essence du portrait : un régime qui ne demande pas la paix, mais la reconnaissance formelle d’un « nouvel ordre » qu’il a lui-même décrété.

Le martyre comme argument de négociation

Majid Shakeri, conseiller du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, a poussé cette logique jusqu’à son point le plus extrême lors d’une intervention télévisée. Il a exigé que le sultanat d’Oman garantisse que sa portion du détroit ne serve jamais de base militaire contre l’Iran — une garantie qui, selon lui, ne peut être vérifiée que par des inspections iraniennes. Sa formule la plus révélatrice de l’état d’esprit du régime : « Soit nous tenons ce détroit, soit nous devenons des martyrs pour lui, un par un. »

Cette rhétorique du sacrifice collectif appliquée à une question de gestion maritime en dit long sur la manière dont le régime iranien construit sa légitimité intérieure : non pas sur la prospérité ou la sécurité de sa population, mais sur la capacité à résister, symboliquement et rhétoriquement, à ce qu’il présente comme une agression occidentale permanente.


Transformer une clause de traité maritime en question de martyre national est un exercice de rhétorique impressionnant, mais profondément inquiétant. Cela révèle un régime qui a besoin d’un ennemi extérieur constant pour justifier les sacrifices qu’il impose à l’intérieur.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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