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REPORTAGE : Lavrov à Niamey scelle l’alliance militaire russo-sahélienne
Crédit: Adobe Stock

« Des acteurs étatiques extérieurs », une formule qui vise Kyiv et Paris

La déclaration commune issue des pourparlers de Niamey contient une accusation grave et non étayée : elle allègue que des « acteurs étatiques extérieurs », une formulation qui désigne explicitement l’Ukraine et la France, seraient impliqués dans les attaques jihadistes qui frappent la région, selon Straits Times. Ni l’Ukraine ni la France n’ont été mises en cause par une preuve tangible dans ce texte, et les deux pays ont catégoriquement démenti ces allégations.

Cette accusation n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans une rhétorique récurrente déployée par les juntes sahéliennes et leurs partenaires russes depuis plusieurs mois, qui cherchent systématiquement à attribuer leurs échecs sécuritaires à des ingérences étrangères plutôt qu’à des défaillances structurelles de leur propre stratégie de contre-insurrection. Aucun élément de preuve vérifiable n’a jamais été présenté publiquement pour étayer une quelconque implication ukrainienne ou française dans les opérations jihadistes au Sahel.

Le démenti ferme de Kyiv et de Paris

Face à ces accusations, l’Ukraine et la France ont opposé un démenti catégorique, rejetant toute implication dans les attaques jihadistes régionales évoquées par la déclaration commune de Niamey. Ce type d’accusation sans fondement, documenté à plusieurs reprises dans le contexte sahélien au cours des derniers mois, s’apparente à une stratégie de déresponsabilisation classique visant à détourner l’attention des propres insuffisances sécuritaires des juntes locales et de leurs alliés russes.

Le procédé rhétorique est devenu prévisible : chaque revers militaire sahélien s’accompagne désormais presque systématiquement d’accusations dirigées contre des puissances occidentales, sans qu’aucune preuve substantielle ne vienne jamais corroborer ces allégations. Cette répétition devrait alerter les observateurs internationaux sur la nature essentiellement propagandiste de ces accusations plutôt que sur leur contenu factuel.


Accuser l’Ukraine, un pays qui se bat pour sa survie contre l’invasion russe depuis plus de quatre ans, d’orchestrer des attaques jihadistes à des milliers de kilomètres de là, au Sahel, relève d’une absurdité qui ne mériterait même pas de réponse si elle ne servait pas aussi efficacement à détourner l’attention des échecs sécuritaires réels de Bamako, Niamey et Ouagadougou.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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