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COMMENTAIRE : Anefis assiégée, un hélicoptère russe abattu, le mythe Wagner s’effrite
Crédit: Adobe Stock

Une série noire pour l’aviation de l’Africa Corps

Selon le média spécialisé SOFX, la perte revendiquée de ce Mi-24 près de Gao constituerait la deuxième perte d’hélicoptère de l’Africa Corps en environ dix semaines, si elle se confirme. Le précédent incident concernait un hélicoptère de transport Mi-8AMTSh, perdu près de Wabaria dans la région de Gao le 25 avril 2026. Cette répétition, à un rythme relativement rapproché, suggère l’émergence d’une capacité de déni aérien rebelle contre les moyens aériens de l’Africa Corps, un développement qui a reçu, selon SOFX, une attention médiatique bien moindre que sa portée stratégique ne le justifierait.

Le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a déclaré à Reuters que les combattants étaient entrés dans Anefis, l’une des deux dernières positions de l’armée malienne dans la région de Kidal après l’offensive d’avril. Un élu régional a précisé à l’AFP que les rebelles contrôlaient la ville, avec des troupes russes « retranchées dans le camp » et des soldats maliens faits prisonniers. Aucune de ces affirmations n’a été vérifiée de manière totalement indépendante, une réserve méthodologique essentielle dans un conflit où la désinformation circule abondamment de toutes parts.

Le silence embarrassant de Moscou et de Bamako

Ni la Russie ni le Mali n’ont confirmé la perte de cet hélicoptère, selon plusieurs sources concordantes dont SOFX et informereastafrica.com. Ce silence officiel, loin de rassurer, s’inscrit dans un schéma de communication devenu familier : les autorités maliennes et leurs partenaires russes tendent à minimiser systématiquement leurs propres pertes tout en amplifiant celles infligées à l’adversaire, une asymétrie informationnelle qui complique considérablement l’évaluation objective de la situation réelle sur le terrain.

Ce silence rappelle, à une échelle différente, la stratégie de communication du Kremlin concernant ses pertes en Ukraine, où la minimisation systématique des pertes matérielles et humaines constitue une pratique bien documentée depuis le début de l’invasion de 2022. Le mensonge par omission est devenu une marque de fabrique de la communication militaire russe, que ce soit sur le front ukrainien ou dans les sables du Sahel.


Deux hélicoptères perdus en dix semaines dans un pays où la Russie prétend apporter la stabilité : voilà un bilan qui devrait faire réfléchir tous les gouvernements africains tentés par le mirage sécuritaire que Moscou continue de vendre, malgré des résultats concrets qui démentent chaque jour davantage cette promesse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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