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REPORTAGE : Le Hamas dissout son administration, un geste calculé sous pression
Crédit: Adobe Stock

Le Board of Peace, créature de la diplomatie Trump

Pour comprendre cette annonce, il faut remonter à octobre 2025, lorsque le président américain Donald Trump a établi le Board of Peace comme pierre angulaire d’une initiative de cessez-le-feu à Gaza. Ce plan, présenté publiquement comme un cadre en 20 points, prévoyait la mise en place d’une gouvernance transitoire pour le territoire, la reconstruction progressive des infrastructures détruites par des mois de guerre, et surtout — condition centrale exigée par Israël et Washington — le désarmement du Hamas.

Le National Committee for the Administration of Gaza, ce comité technocratique de 13 membres composé principalement de professionnels palestiniens de premier plan, a été formellement établi en janvier 2026 dans le cadre de ce même cessez-le-feu médié par les États-Unis. Mais selon The Guardian, ses membres n’ont jamais pu entrer effectivement à Gaza, restant bloqués au Caire depuis leur constitution, en raison des restrictions imposées par le gouvernement du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Six mois d’impasse malgré un cadre théoriquement en place

Cette situation illustre un paradoxe qui dure depuis le début de l’année : une structure de gouvernance transitoire existe sur le papier depuis janvier, dotée d’un nom, d’un président et d’une légitimité reconnue par les médiateurs internationaux, mais elle demeure incapable de fonctionner concrètement sur le terrain faute d’accord sur les conditions précises de son déploiement effectif. Six mois d’attente, pour une population de 2,1 millions de personnes vivant toujours sous le poids d’une crise humanitaire non résolue, représentent un délai politique difficilement justifiable.

Le directeur général du Board of Peace, Nickolay Mladenov, a lui-même reconnu cette lenteur en présentant, dès le mois de mai 2026, une feuille de route qu’il a qualifiée sur les réseaux sociaux de « pont entre les déclarations et la mise en œuvre » — une formule qui admet implicitement que les déclarations, jusque-là, n’avaient pas suffi à produire de résultats concrets sur le terrain.


Six mois de blocage pour installer un gouvernement transitoire déjà nommé, déjà légitimé, déjà attendu — voilà la mesure exacte du dysfonctionnement diplomatique qui entoure ce dossier. Chaque semaine de retard se traduit, sur le terrain, par des familles qui attendent toujours la reconstruction de leur quartier.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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