Skip to content
ANALYSE : Les 1 800 milliards de l’OTAN, le prix réel de dissuader Poutine
Crédit: Adobe Stock

Onze pour cent de hausse, une accélération sans précédent récent

Selon les données citées par Arab News le 7 juillet 2026, les dépenses de défense dites « de base » des pays européens et du Canada ont augmenté de 11 pour cent en 2026, une accélération notable par rapport aux années précédentes. Cette progression fait suite à l’engagement pris lors du sommet de La Haye en 2025, qui fixait un objectif ambitieux de 5 pour cent du produit intérieur brut consacré à la défense et aux dépenses connexes pour l’ensemble des membres de l’Alliance.

Le rapport annuel du secrétaire général de l’OTAN, publié le 26 mars 2026, confirmait déjà cette trajectoire haussière, soulignant une augmentation significative des investissements de défense de la part des pays européens et du Canada. Ce document institutionnel, produit avant même le sommet d’Ankara, montre que la dynamique de réarmement occidental ne date pas de ce seul sommet, mais s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle cohérente.

Cent vingt milliards de dollars de plus qu’en 2025

Selon une analyse publiée par le Daily Signal le 10 juillet 2026, les investissements alliés ont grimpé de plus de 20 pour cent l’an dernier, avec des alliés dépensant 120 milliards de dollars de plus qu’en 2025. Cette augmentation en valeur absolue donne une mesure concrète de l’ampleur du réarmement en cours, bien au-delà des pourcentages parfois abstraits utilisés dans les communiqués officiels.

Cette même analyse attribue une partie de cette dynamique à la pression exercée par l’administration Trump, qui a constamment rappelé aux Européens leur sous-investissement chronique en matière de défense depuis la fin de la guerre froide. Que l’on apprécie ou non le style diplomatique de Trump, il est difficile de nier que cette pression a produit un effet mesurable sur les budgets réels des capitales européennes.


Trump a raison sur le fond, même si sa manière de le dire agace une bonne partie de l’Europe : les Européens ont trop longtemps sous-payé leur propre sécurité en comptant sur le parapluie américain. Cette facture arrive enfin, et c’est tant mieux pour l’autonomie stratégique du continent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu