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ANALYSE : L’Occident réaffirme sa centralité par 1 800 milliards de dollars
Crédit: Adobe Stock

Le sommet de La Haye et le doublement de l’ambition

C’est lors du sommet de l’OTAN à La Haye en juin 2025 que les 32 membres de l’Alliance, à l’exception notable de l’Espagne, se sont engagés à porter leurs dépenses de défense et de sécurité à 5 % du PIB d’ici 2035, plus du double de l’ancien objectif de 2 % fixé lors du sommet de Galles en 2014, selon El País. Cet engagement se décompose en 3,5 % consacrés au « hard power », équipements, armements et munitions, et 1,5 % à des dépenses de sécurité plus larges comme la cyberdéfense, selon Forbes.

Pour la première fois depuis la codification du seuil de 2 % du PIB au sommet de Galles, l’ensemble des 32 États membres de l’OTAN ont atteint ou dépassé ce seuil en 2025, selon Anadolu Ajansı. Ce jalon symbolique, atteint alors même que la barre avait déjà été relevée à 5 %, illustre l’ampleur de l’accélération budgétaire en cours à travers l’ensemble de l’Alliance occidentale.

Des champions inattendus à l’Est de l’Europe

Les plus hauts niveaux de dépenses de défense par rapport au PIB en 2026 se trouvent chez des alliés situés en première ligne face à la Russie : la Lituanie avec 5,33 %, l’Estonie avec 5,1 %, la Lettonie avec 4,92 %, la Pologne avec 4,68 % et la Grèce avec 3,65 %, selon les données de Reuters citées par Forbes. Pour la première fois dans l’histoire enregistrée de l’OTAN, un allié européen, la Norvège, a même dépassé les États-Unis en dépenses de défense par habitant, selon l’Atlantic Council.

Cette montée en puissance des pays baltes et d’Europe de l’Est n’est pas anecdotique : elle révèle où se situe, concrètement, la ligne de front psychologique de cette nouvelle course à l’armement occidentale. Ce sont les nations les plus exposées géographiquement à la Russie qui investissent, proportionnellement, le plus dans leur propre défense, un signal clair envoyé à Moscou.


Que la Lituanie et l’Estonie dépassent aujourd’hui les États-Unis en dépenses de défense proportionnelles, c’est une leçon d’humilité pour les grandes puissances qui pensaient pouvoir se reposer sur leur taille. Les petites nations qui ont vécu l’occupation soviétique n’ont pas oublié le prix de la faiblesse militaire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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