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ANALYSE : Pokrovsk, la ville que Moscou ne finit jamais de prendre
Crédit: Adobe Stock

Une accumulation de troupes sans précédent

Le général Oleksandr Syrskyi, commandant en chef des forces ukrainiennes, avait averti dès mai 2026 que Moscou avait massé plus de 110 000 soldats dans la région de Pokrovsk (The Straits Times). Ce chiffre, énorme à l’échelle d’un seul secteur, illustre la centralité stratégique de cette ville-carrefour ferroviaire et routière, ancien site de la seule mine de charbon à coke du pays. Sa chute compléterait, pour le Kremlin, un basculement logistique majeur vers l’oblast voisin de Dnipropetrovsk.

Mais accumuler des troupes ne garantit pas la percée. Les mêmes rapports montrent que les forces russes utilisent désormais des drones de frappe BM-35 et exploitent occasionnellement la technologie Starlink pour contourner les défenses ukrainiennes (ISW, 3 juillet). Le brigadier général Yevhen Lasiychuk a précisé que 70 à 80 % des frappes russes dans ce secteur sont désormais menées par drone, contre 20 à 30 % par artillerie, un basculement qui traduit l’épuisement progressif des stocks d’obus russes autant que l’essor du drone bon marché.

Le prix payé pour chaque mètre

Ce basculement technologique n’est pas un progrès gratuit pour Moscou. Il traduit une dépendance croissante à des essaims de petits drones jetables, moins coûteux que les obus d’artillerie classiques mais nécessitant une supervision humaine constante, souvent au prix de pertes élevées chez les opérateurs eux-mêmes. C’est précisément ce type de cible — les opérateurs de drones — que le 7e corps ukrainien a visé en détruisant l’immeuble utilisé par le centre Rubikon.

Le contraste est frappant avec les grandes offensives blindées de 2022 et 2023. La guerre à Pokrovsk aujourd’hui se joue homme par homme, drone par drone, dans un système où l’infiltration individuelle a remplacé l’assaut de masse, en partie parce que les colonnes de véhicules sont devenues des cibles trop faciles pour l’aviation et l’artillerie ukrainiennes.


Cent dix mille soldats pour une seule ville, cela devrait choquer davantage qu’il ne le fait dans nos débats occidentaux. On parle de Pokrovsk comme d’un point sur une carte alors que c’est un abattoir à ciel ouvert où Poutine sacrifie ses conscrits pour un gain territorial dérisoire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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