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DECRYPTAGE : L’OTAN a 1800 milliards, l’alliance se rearme face a la Russie
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres pays par pays racontent une histoire

Selon les dernieres estimations de depenses de defense de l’OTAN publiees la veille du sommet, les Etats-Unis restent de loin le plus gros contributeur avec environ 1033 milliards de dollars, soit environ 57 pour cent du total de l’alliance. L’Allemagne suit avec environ 147 milliards, devant le Royaume-Uni (110 milliards), la France (80 milliards), l’Italie (57 milliards), la Pologne (53 milliards), le Canada (52 milliards) et la Turquie (48 milliards). La moyenne des depenses de defense de base de l’OTAN atteint desormais environ 2,86 pour cent du PIB en 2026, et dix-sept membres devraient atteindre la cible de 1,5 pour cent du PIB pour les investissements lies a la securite.

Ce sont des chiffres qui, il y a a peine cinq ans, auraient semble irrealistes pour la plupart des capitales europeennes habituees aux dividendes de la paix depuis 1991. La guerre en Ukraine a change cette equation de facon irreversible. Chaque semaine de bombardements russes sur des villes ukrainiennes rappelle aux gouvernements occidentaux que la dissuasion ne se negocie pas a rabais.

Pourquoi ce chiffre n’est pas seulement une victoire de communication

Il serait facile de reduire ce total a une operation de relations publiques destinee a satisfaire un president americain volatile. Ce serait une erreur d’analyse. Les 1800 milliards de dollars financent des commandes concretes: chasseurs, drones, systemes de defense aerienne, munitions, infrastructures portuaires et ferroviaires capables de deplacer des blindes en quelques jours plutot qu’en quelques semaines. Le forum de l’industrie de defense de l’OTAN, tenu en marge du sommet d’Ankara, a permis d’annoncer plus de 54 milliards de dollars de nouveaux contrats d’equipement, une demonstration voulue par l’alliance pour repondre aux critiques de Donald Trump qui qualifiait parfois l’OTAN de tigre de papier.

Le ministre neerlandais de la Defense a par exemple confirme des accords depassant 3,4 milliards de dollars, incluant des partenariats avec la Belgique sur la defense aerienne et avec le Royaume-Uni sur des navires. Ce ne sont pas des annonces vagues: ce sont des lignes budgetaires precises, tracables, qui s’inscrivent dans une industrie de defense occidentale deja sous tension de production.


Onze pour cent de hausse en un an, ce n’est pas un ajustement comptable. C’est un aveu collectif que l’Europe a sous-investi dans sa propre securite pendant trois decennies, et qu’elle paie aujourd’hui, dans l’urgence, la facture de cette insouciance.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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