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ENQUÊTE : Ormuz fermé, le monde retient son souffle pétrolier
Crédit: Adobe Stock

Le cessez-le-feu de juin, déjà de l’histoire ancienne

Le 17 juin 2026, Washington et Téhéran avaient signé le mémorandum d’Islamabad, un accord en 14 points prévoyant la levée du blocus naval américain, la réouverture du détroit et l’ouverture de négociations techniques sur le programme nucléaire iranien. Cet accord avait provoqué un soulagement immédiat sur les marchés, le prix du Brent retombant à des niveaux inédits depuis plusieurs mois. Ce soulagement n’a duré que quelques semaines.

Le président américain Donald Trump a déclaré cette semaine que le cessez-le-feu était « terminé », après une nouvelle attaque iranienne contre un navire commercial naviguant dans le détroit. Cette déclaration a immédiatement fait basculer les marchés dans une nouvelle phase d’incertitude, illustrant la fragilité structurelle de tout accord signé avec un régime iranien qui semble incapable, ou peu désireux, de respecter durablement ses engagements.

Des missiles iraniens sur quatre pays du Golfe en quarante-huit heures

Entre le 9 et le 10 juillet, l’Iran a tiré des missiles sur la base aérienne d’Al-Azraq en Jordanie, ainsi que sur des installations au Koweït, au Qatar et à Bahreïn, selon des informations relayées par le New York Post et Al Jazeera. Ces frappes constituent une riposte directe aux nouvelles vagues de bombardements américains contre des installations militaires iraniennes situées près du détroit. Les défenses antiaériennes de ces pays, aidées par les systèmes américains déployés dans la région, ont intercepté une large part de ces projectiles, mais pas la totalité.

Le porte-parole du CGRI a averti que le détroit d’Ormuz ne serait « rouvert que selon des arrangements iraniens, et non sous la menace américaine », une formule qui illustre bien la logique de chantage énergétique poursuivie par Téhéran depuis le début du conflit. Cette rhétorique, répétée cycle après cycle, montre à quel point le régime iranien considère le contrôle du détroit comme son ultime levier de négociation face à une pression militaire américaine qu’il ne peut pas égaler frontalement.


Un régime qui prend en otage l’approvisionnement énergétique mondial pour compenser sa faiblesse militaire n’est pas un acteur rationnel avec lequel on négocie d’égal à égal. C’est un acteur qu’il faut contenir, fermement, sans naïveté sur ses intentions réelles.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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