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ENQUÊTE : Téhéran déclare le détroit d’Ormuz fermé, le choc sur le pétrole mondial
Crédit: Adobe Stock

Une voie maritime que le droit international protège en théorie

Le détroit d’Ormuz est une voie de navigation internationale, ce qui signifie qu’en droit maritime international, aucun État riverain ne peut légalement en interdire le passage aux navires de commerce et de guerre étrangers, sous réserve du respect des règles de passage en transit. La déclaration du CGRI du 12 juillet 2026 se heurte donc frontalement à ce cadre juridique international, ce qui explique pourquoi de nombreux armateurs et compagnies pétrolières ont choisi, dans un premier temps, de continuer à emprunter cette route plutôt que d’accepter unilatéralement l’interdiction proclamée par Téhéran.

Cette tension entre l’annonce politique iranienne et le cadre juridique international illustre la nature profondément asymétrique de ce bras de fer : Téhéran ne dispose pas de la légitimité juridique pour fermer unilatéralement cette voie, mais dispose bel et bien de la capacité militaire de rendre son passage suffisamment dangereux pour dissuader une partie du trafic commercial, ce qui produit dans les faits un résultat proche d’une fermeture partielle sans en avoir la légalité.

La différence entre annonce et capacité réelle de blocage

Il existe une différence importante entre proclamer la fermeture d’un détroit et disposer réellement des moyens de l’imposer durablement face à la présence navale américaine dans la région, renforcée depuis le début du conflit en février. Les forces navales américaines, présentes en nombre dans le Golfe depuis des mois, constituent un obstacle direct à toute tentative iranienne de bloquer physiquement et durablement le passage des navires commerciaux à travers Ormuz.

Cette réalité militaire nuance considérablement la portée de l’annonce du CGRI : elle relève probablement moins d’un blocus effectif et total que d’une stratégie de dissuasion par la peur, visant à renchérir le coût de l’assurance maritime et à décourager certains armateurs plutôt qu’à imposer un arrêt complet et vérifiable du trafic pétrolier dans la région.


Une fermeture qui n’en a pas la légalité mais qui en produit une partie des effets par la peur, c’est une arme redoutablement efficace pour un régime qui n’a plus les moyens militaires classiques d’imposer un blocus total. C’est du terrorisme économique déguisé en communiqué officiel, et il faut le nommer ainsi.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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