Skip to content
FACTCHECK : La hausse de 11 % des budgets de défense européens, vraie mais insuffisante
Crédit: Adobe Stock

571 à 634 milliards : la mécanique du calcul

Selon les chiffres cités par l’agence Arab News le 7 juillet 2026, les dépenses de défense « core » de l’Europe et du Canada devraient atteindre 634 milliards de dollars en 2026, contre 571 milliards l’année précédente. La différence entre ces deux chiffres correspond exactement à la hausse de 11 % annoncée par l’Alliance, ce qui confirme que le calcul tient, à condition de bien comprendre ce qu’il mesure : les dépenses « core defense », c’est-à-dire les budgets militaires classiques, hors aide bilatérale directe à l’Ukraine comptée séparément dans d’autres enveloppes.

Ce distinguo compte. Une partie du soutien militaire à Kyiv, notamment les 70 milliards d’euros promis pour 2026 lors du sommet d’Ankara, n’est pas automatiquement incluse dans ce chiffre de 634 milliards. Cela signifie que l’effort réel des pays européens et du Canada pourrait être encore supérieur à ce que suggère la seule statistique des budgets nationaux de défense, mais cela signifie aussi qu’il ne faut pas additionner ces deux enveloppes sans discernement, sous peine de gonfler artificiellement le récit.

Rester loin derrière les dépenses américaines

Même avec cette hausse, l’agence Arab News précise que les dépenses européennes et canadiennes restent « well off » (loin derrière) les dépenses militaires américaines. C’est une nuance essentielle que le récit triomphal a souvent tendance à effacer. L’objectif de 5 % du PIB fixé par l’OTAN pour ses membres, incluant à la fois dépenses militaires classiques et infrastructures liées à la sécurité, reste encore loin d’être atteint par la majorité des pays européens malgré cette progression réelle.

Cette asymétrie budgétaire persistante alimente précisément l’argumentaire de Trump depuis son premier mandat : les Européens dépensent plus, c’est vrai, mais ils dépensent encore trop peu par rapport à ce que les États-Unis assument seuls dans la défense collective occidentale. Un factcheck honnête doit reconnaître les deux faces de cette réalité, sans céder à la tentation de choisir celle qui sert le récit le plus confortable.


Il faut le dire sans détour: l’Europe rattrape son retard, mais elle ne l’a pas comblé. Se satisfaire d’une hausse de onze pour cent quand l’écart avec Washington reste abyssal, c’est se raconter une histoire plus belle que la réalité budgétaire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu