Skip to content
REPORTAGE : À Mashhad, l’Iran enterre Khamenei sous les bombes américaines
Crédit: Adobe Stock

Le corps exposé au grand complexe Mosalla

Les cérémonies ont débuté à Téhéran, où le corps d’Ali Khamenei a été exposé les 3 et 4 juillet 2026 dans le grand complexe Mosalla, principal lieu de rassemblement religieux de la capitale iranienne, qui avait déjà accueilli les funérailles d’autres figures majeures de la République islamique. Des clercs, des officiels, des dignitaires étrangers et des milliers de fidèles se sont succédé pour rendre hommage à celui qui a dirigé le pays pendant trente-sept ans.

La mairie de Téhéran a estimé qu’environ vingt millions de personnes assisteraient à la procession principale à travers la capitale, la qualifiant de plus grand rassemblement de l’histoire de la ville. Ce chiffre, considérable même en tenant compte de l’exagération habituelle des estimations officielles iraniennes, traduit la volonté du régime de transformer ce deuil en démonstration de cohésion nationale après des mois de guerre et de répression.

Une procession de dix kilomètres entre deux places historiques

La procession principale s’est déroulée sur un trajet de dix kilomètres entre la place Imam Hossein et la place Azadi, cette dernière étant le théâtre des rassemblements les plus marquants de l’histoire iranienne récente, de la révolution de 1979 aux plus grandes manifestations de contestation du régime. Le choix de ce parcours n’est pas anodin : il ancre symboliquement les funérailles de Khamenei dans la continuité des grands moments fondateurs de la République islamique.

Cette mise en scène soigneusement orchestrée visait à projeter une image d’unité nationale, alors même que le pays traversait, depuis février, une période de vagues de répression ayant fait des milliers de morts lors des manifestations de janvier, un contraste saisissant entre le deuil officiel et la répression bien réelle qui l’a précédé.


Vingt millions de personnes annoncées pour une procession, c’est un chiffre qui doit toujours être accueilli avec scepticisme quand il vient de la propagande d’État iranienne. Mais même divisé par deux ou par trois, ce rassemblement démontre une capacité de mobilisation qui ne devrait inquiéter personne en Occident, elle devrait simplement être comprise pour ce qu’elle est, un exercice de pouvoir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu