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REPORTAGE : Ce que le mémorandum d’Islamabad promettait vraiment le 17 juin
Crédit: Adobe Stock

Un cessez-le-feu immédiat sur tous les fronts, y compris le Liban

Le texte prévoyait, dès sa signature, la déclaration d’un arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, avec un engagement mutuel de s’abstenir de toute nouvelle guerre ou opération militaire l’un contre l’autre. Ce premier point, le plus fondamental, a effectivement permis une réduction significative des combats directs dans les semaines qui ont suivi la signature, avant que les attaques dans le détroit d’Ormuz ne viennent le fragiliser.

Le texte engageait également les deux parties, ainsi que leurs alliés respectifs dans le conflit, à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban, un pays tiers directement affecté par les hostilités entre Israël et les forces alliées de l’Iran. Ce volet libanais du mémorandum reste, à ce jour, l’un des rares éléments du texte qui n’a pas été directement remis en cause par l’escalade récente dans le Golfe.

La levée du blocus naval, un engagement à échéance de 30 jours

Le quatrième point du mémorandum obligeait les États-Unis à retirer immédiatement leur blocus naval et à mettre fin à toute perturbation du trafic maritime iranien, avec un délai maximal de 30 jours pour un retrait complet. En parallèle, l’Iran s’engageait à garantir, dans le même délai, le passage sécurisé et sans frais des navires commerciaux à travers le détroit d’Ormuz pendant une période initiale de 60 jours.

Ce point précis est devenu, quelques semaines plus tard, le cœur de la rupture. Les attaques iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit, documentées dès le début juillet 2026, constituent une violation directe de cet engagement, quelle que soit la manière dont Téhéran cherche aujourd’hui à justifier ces actes comme des mesures de sécurité légitimes.


On ne peut pas signer un engagement de passage sécurisé et gratuit dans le détroit d’Ormuz, puis attaquer les navires qui l’utilisent trois semaines plus tard. Cette contradiction n’est pas une nuance diplomatique, c’est une violation frontale que Téhéran ne peut pas maquiller en mesure défensive.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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