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ANALYSE : 5 pays sur 32 seulement atteindront 3,5 % du PIB en défense
Crédit: Adobe Stock

Les pays baltes et la Pologne en tête

Selon les données publiées par l’OTAN et reprises par Reuters le 7 juillet, la Lituanie arrive en tête de l’Alliance avec des dépenses de défense principales estimées à 5,33 % du PIB cette année. Elle est suivie par l’Estonie (5,1 %), la Lettonie (4,92 %), la Pologne (4,68 %) et la Grèce (3,65 %). Ces cinq pays constituent, à eux seuls, le groupe qui dépasse le seuil de 3,5 % fixé par l’Alliance pour 2026.

La géographie de ce classement n’est pas un hasard. Les trois pays baltes et la Pologne partagent une frontière directe ou une proximité immédiate avec la Russie ou son allié biélorusse, ce qui explique une perception du risque sécuritaire radicalement différente de celle observée dans le sud ou l’ouest du continent européen. Pour ces capitales, l’objectif de 3,5 % n’est pas une contrainte diplomatique imposée par Washington — c’est une question de survie nationale perçue comme immédiate depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Les grandes puissances européennes, loin derrière

Le contraste est frappant lorsqu’on regarde les grandes économies européennes. Selon les mêmes projections, l’Allemagne se situe à 2,69 % du PIB, le Royaume-Uni à 2,56 %, et la France à 2,22 %. Les États-Unis, eux, déclarent 3,17 % — un chiffre supérieur à celui des grandes puissances européennes, mais toujours inférieur au seuil de 3,5 % désormais présenté comme la norme attendue.

Plus bas encore dans le classement, plusieurs pays restent proches du seuil précédent de 2 % qui prévalait avant le sommet de La Haye : la Belgique à 2 %, le Portugal à 2,1 %, l’Italie à 2,1 %. Trois autres membres — l’Albanie (1,48 % en 2025), la Slovénie (1,57 %) et la République tchèque (1,86 %) — n’avaient même pas atteint l’ancien objectif de 2 % l’année précédente, même si les projections pour 2026 indiquent une amélioration attendue.


Il y a quelque chose d’à la fois logique et inconfortable dans ce classement : ceux qui ont vu la guerre de près paient le plus. Ceux qui en sont géographiquement protégés continuent de calculer leur effort de défense en fonction de leur confort budgétaire plutôt que de la menace réelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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