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DÉCRYPTAGE : Trump exige qu’Ormuz soit déclaré ouvert, l’Iran refuse de plier
Crédit: Adobe Stock

Une phrase, deux interprétations irréconciliables

Le différend juridique est presque absurde dans sa simplicité, et pourtant il a failli faire dérailler un cessez-le-feu fragile. Le texte de l’article 5 engage l’Iran à « utiliser ses meilleurs efforts pour assurer le passage sûr des navires commerciaux, sans frais, pendant 60 jours seulement, du Golfe Persique à la mer d’Oman, et vice-versa ». Les autorités iraniennes, elles, soutiennent que cette clause leur donne autorité sur la gestion du trafic dans le détroit. Le porte-parole de la Commission de la sécurité nationale du parlement iranien, Ebrahim Azizi, a résumé la position de Téhéran sans détour sur X : « C’est la seule voie possible. Reconnaissez le nouvel ordre iranien dans le détroit d’Ormuz. »

Washington rejette catégoriquement cette lecture. Pour les Américains, l’article ne fait que rappeler la responsabilité de l’Iran de ne pas entraver le transit — sans lui accorder le moindre droit de veto sur qui peut naviguer où. C’est le fossé juridique entre ces deux lectures d’un même paragraphe qui alimente, semaine après semaine, une escalade qui aurait dû s’éteindre avec la signature du mémorandum.

Un conseiller iranien qui parle de martyre plutôt que de compromis

Majid Shakeri, conseiller du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, a durci le ton à la télévision d’État : Oman doit garantir que la portion du détroit située dans ses eaux territoriales ne sera jamais utilisée à des fins militaires contre l’Iran, une garantie qui, selon lui, ne peut être vérifiée que par des inspections menées par les autorités iraniennes elles-mêmes. Sa formule la plus frappante ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Soit nous tenons ce détroit, soit nous devenons des martyrs pour lui, un par un. »

C’est le langage d’un régime qui a transformé une voie de navigation en symbole existentiel. Quand un conseiller de haut rang évoque le martyre pour défendre le contrôle d’un chenal maritime plutôt que d’accepter une simple déclaration d’ouverture, on mesure à quel point la clarté demandée par Trump touche un nerf bien plus profond que la logistique portuaire.


Il y a quelque chose de tragique dans cette rhétorique du martyre appliquée à une clause de transit maritime. Un régime qui préfère parler de sacrifice plutôt que de signer une phrase de bon sens révèle surtout qu’il n’a plus grand-chose d’autre à offrir à sa propre population.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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