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ENQUÊTE : le DOJ de Trump défie un juge fédéral sur les dossiers Epstein
Crédit: Adobe Stock

Une violation reconnue par le DOJ lui-même

Pour comprendre la portée du refus du 2 juillet, il faut remonter à l’ordonnance rendue par le juge Sullivan le 25 juin 2026. Dans ce document, le magistrat a constaté que le procureur général par intérim Todd Blanche avait lui-même « concédé » être en violation de l’Epstein Files Transparency Act, la loi qui exigeait la production des documents visés ainsi que d’un registre des expurgations au plus tard le 19 décembre 2025, selon le New York Post du 26 juin 2026. Ce n’est donc pas une accusation extérieure contestée par l’administration : c’est un aveu, consigné dans une décision de justice.

Cette reconnaissance change la nature du débat. On ne discute plus de savoir si le DOJ a respecté ou non la loi votée par le Congrès. On sait, par les mots mêmes de l’administration rapportés dans l’ordonnance du juge, que le délai légal du 19 décembre 2025 a été dépassé. La question qui reste ouverte concerne uniquement l’ampleur de ce retard et la volonté, ou l’absence de volonté, de le corriger dans un délai raisonnable.

Aucune échappatoire laissée par le tribunal

Face à cette situation, le juge Sullivan n’a pas laissé de marge de manœuvre. Lorsque le DOJ a demandé une suspension de son ordonnance en attendant un appel, le magistrat a refusé, maintenant fermement le délai du 2 juillet en vigueur, selon The Eastern Herald du 2 juillet 2026. Ce refus de suspendre l’ordonnance illustre une fermeté judiciaire qui contraste avec la stratégie dilatoire déployée par l’administration.

Cette séquence, prise dans son ensemble, dessine un rapport de force clair entre un pouvoir judiciaire qui applique une loi votée démocratiquement et une administration qui cherche, par tous les moyens procéduraux disponibles, à en retarder l’application. Le Congrès avait pourtant fixé une échéance précise, et le DOJ a lui-même admis l’avoir dépassée. Le refus persistant de s’y conformer, même après un rejet explicite de la demande de suspension, pose une question simple : jusqu’où un département fédéral peut-il repousser l’application d’une loi que ses propres représentants reconnaissent ne pas avoir respectée ?


Un département qui concède devant un juge avoir violé une loi de transparence, puis qui demande à ce même juge de suspendre sa propre ordonnance pour gagner du temps, ne défend pas une position juridique nuancée. Il cherche simplement à retarder l’inévitable, et le refus de Sullivan de céder à cette stratégie mérite d’être salué comme un acte de rigueur institutionnelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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