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RÉCIT : D’Évian à Ankara, la deuxième chance de Zelensky avec Trump
Crédit: Adobe Stock

Un G7 dominé par un autre dossier

Pour comprendre la rencontre d’Ankara, il faut d’abord comprendre pourquoi celle d’Évian a été si courte et si peu concluante en apparence. Le sommet du G7 s’est ouvert dans l’ombre d’un accord tout juste conclu entre Washington et Téhéran, promettant une réouverture du détroit d’Ormuz et l’ouverture d’une période de soixante jours de négociations complexes sur l’uranium hautement enrichi iranien, selon Al Jazeera. Dans cette hiérarchie des urgences dictée par la Maison-Blanche, l’Ukraine s’est retrouvée reléguée au second plan d’un agenda dominé par le Moyen-Orient.

Le New York Times a documenté cette dynamique avec une précision presque cruelle : interrogé sur la possibilité d’accorder une « attention particulière » à l’Ukraine, Trump a clairement laissé entendre qu’il ne le ferait pas. Il avait pourtant, quelques instants plus tôt, qualifié sa rencontre avec Zelensky de « très bonne » et annoncé qu’il le retrouverait à l’avenir. Cette phrase, prononcée presque en passant, allait se révéler prophétique.

Le poids symbolique d’une salle partagée

Zelensky n’était pas invité à une rencontre bilatérale officielle avec Trump à Évian, mais sa présence dans la salle de travail du G7, aux côtés des dirigeants des principales puissances occidentales, envoyait un message que la diplomatie sait parfaitement calibrer : l’Ukraine reste, même dans les marges d’un agenda dominé par l’Iran, un acteur que l’Occident ne peut pas ignorer. Chaque minute passée dans cette salle valait plus que son décompte chronométrique.

Le porte-parole ukrainien avait, à l’époque, insisté sur l’importance de la défense aérienne et des efforts diplomatiques. C’est précisément ce double objectif — armement et négociation — qui allait structurer, trois semaines plus tard, la rencontre bilatérale beaucoup plus substantielle tenue en marge du sommet de l’OTAN à Ankara.


Il y a une leçon amère mais utile dans cet épisode : dans la diplomatie internationale actuelle, l’Ukraine doit constamment se battre pour rester au centre de l’attention d’un allié dont l’agenda est saturé par d’autres crises. Ce n’est pas de l’ingratitude de la part de Washington — c’est la réalité d’une superpuissance qui gère simultanément plusieurs incendies, et Kyiv le sait mieux que quiconque.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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