Skip to content
REPORTAGE : Trump menace de « décimer » l’Iran en cas d’attentat contre lui
Crédit: Adobe Stock

Une guerre commencée le 28 février, jamais réellement terminée

Pour comprendre l’intensité de cette menace, il faut revenir à l’origine du conflit. La guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran a débuté le 28 février 2026, quand des frappes américano-israéliennes ont visé Téhéran et tué le guide suprême Ali Khamenei ainsi que plusieurs hauts responsables militaires et politiques iraniens. Depuis cette date, plusieurs cycles de cessez-le-feu ont été négociés, rompus, puis renégociés, sans qu’aucun ne parvienne à établir une paix durable dans la région.

Un mémorandum d’entente a finalement été signé en juin entre Washington et Téhéran, censé geler les hostilités pendant au moins 60 jours. Mais ce texte fragile n’a jamais réellement tenu : des attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, suivies de représailles américaines massives, ont ravivé les tensions à plusieurs reprises, jusqu’à ce que Trump lui-même déclare, lors d’un sommet de l’OTAN à Ankara, que l’accord était « terminé ».

La mort de Khamenei, un traumatisme qui alimente la vengeance

Les funérailles du guide suprême iranien se sont déroulées sur plusieurs jours, ses restes ayant été transportés en Irak pour des processions avant un enterrement prévu dans la ville sainte chiite de Mashhad, dans le nord-est de l’Iran. C’est précisément durant cette période de deuil national que plusieurs figures du régime ont publiquement appelé à la vengeance. Le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, a promis de « venger le sang innocent » de son père, une formule qui résonne directement avec les menaces d’assassinat que certains responsables israéliens ont proférées contre lui-même depuis.

Ce climat de vengeance mutuelle, où chaque camp accuse l’autre de vouloir éliminer physiquement ses dirigeants, constitue la toile de fond immédiate sur laquelle s’inscrit la menace de Trump. Ce n’est pas une déclaration isolée : c’est la réponse d’un président qui se sent personnellement visé, dans un contexte où les appels à la vengeance circulent librement des deux côtés du conflit.


Un cessez-le-feu qui se rompt et se renégocie sans cesse n’est pas un cessez-le-feu. C’est une pause tactique entre deux salves. Et dans cette pause instable, chaque dirigeant, de Téhéran à Washington, semble convaincu que sa propre vie est en jeu — ce qui rend toute désescalade réelle de plus en plus improbable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu