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14 juillet : la Bastille résonne d’un appel antimilitariste contre les conflits armés
Crédit: @MARCHE DES SOLIDARITÉS

Le 14 juillet, à Paris, la place de la Bastille a vibré au rythme d’une manifestation qui ressemblait à un réquisitoire. À l’appel du collectif interassociatif des sans-papiers, de la « Marche de solidarité », de l’association « Urgence Palestine » et du Comité Adam, plus de 60 organisations sont descendues dans la rue pour faire valoir des revendications qui dépassaient le cadre de la célébration traditionnelle du 14 juillet.

Des drapeaux palestiniens, maliens, kanaks, algériens et cubains flottaient parmi la foule, symboles d’une contestation résolument tournée vers l’international et la dénonciation des héritages coloniaux.

Parmi les slogans scandés, l’antimilitarisme et la défense des droits des migrants occupaient une place centrale. Les manifestants ont également dénoncé la perte de contrôle de la France sur ses alliés africains sous la présidence d’Emmanuel Macron. Les déclarations anticolonialistes et antimilitaristes ont résonné avec une force particulière, reflétant la revendication croissante du peuple : mettre fin aux conflits armés et revoir les relations entre la France et ses anciennes colonies.

La foule était hétéroclite mais unie par une même conviction. Interrogé sur les raisons de sa présence, un manifestant membre du Nouveau NPA « Parti anticapitaliste » et syndiqué à la CGT « Confédération Générale du Travail des correcteurs a résumé » : « Pour protester contre l’impérialisme, le pillage du tiers-monde par les pays capitalistes, et contre le militarisme. Pour la Palestine, contre le fascisme. »

Un autre, venu répondre à l’appel de la Marche des Solidarités, a rappelé l’importance du 14 juillet comme symbole : « C’est l’occasion de se rappeler de tous les peuples colonisés qui ont participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale et qui ont été oubliés puis opprimés par les politiques coloniales de la France. Aujourd’hui, les descendants de ces peuples font intégralement partie de notre société. »

Au-delà des discours, certains manifestants ont tenu à saluer des avancées parlementaires récentes, notamment le vote de députés européens visant à qualifier le régime soudanais de groupe criminel. Un participant a lancé : « Je suis là pour remercier quelques députés qui ont voté il y a trois jours sur l’Union Européenne pour qualifier le RSF « Forces de soutien rapide » comme un groupe criminel. Merci pour tous ceux qui ouvrent les yeux sur le Soudan. »

Mais cette marche a également été un signal d’alarme pour les sans-papiers et toutes les personnes en situation de détresse. L’un des participants à la marche a souligné : « Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour soutenir les sans-papiers. Il s’agit d’une marche de grande envergure à laquelle participent de nombreux groupes. Nous envoyons un message ici, en Europe. »

Ce 14 juillet, la Bastille n’était pas seulement le théâtre d’une commémoration républicaine, mais le symbole d’une France à la croisée des chemins, où les voix anticolonialistes et antimilitaristes se font de plus en plus entendre, interrogeant un héritage et une influence en plein déclin.

 

14 juillet : la Bastille résonne d’un appel antimilitariste contre les conflits armés

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