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DÉCRYPTAGE : Le CGRI, colonne vertébrale d’un régime iranien sous les bombes
Crédit: Adobe Stock

Le baptême du feu qui a façonné sa doctrine

La guerre Iran-Irak, entre 1980 et 1988, a été le véritable creuset du CGRI. Face à une armée régulière jugée politiquement suspecte par le nouveau pouvoir religieux, c’est le CGRI qui a porté le poids des offensives les plus sanglantes, notamment les vagues humaines de jeunes volontaires envoyés au front. Cette expérience fondatrice a inculqué à l’organisation une culture du sacrifice et de l’endurance stratégique qui continue de structurer sa doctrine militaire près de quatre décennies plus tard, y compris dans la façon dont elle absorbe aujourd’hui les frappes américaines sans céder publiquement du terrain.

Cette culture de la résistance prolongée explique en grande partie pourquoi les dirigeants du CGRI continuent d’afficher une défiance publique, même après des semaines de bombardements répétés sur leurs infrastructures. Ils ont été formés, littéralement, à considérer l’attrition comme une variable acceptable de la survie du régime, pas comme un signal d’effondrement imminent.

Du champ de bataille à la direction politique du pays

Ce qui distingue le CGRI d’autres gardes révolutionnaires dans le monde, c’est sa capacité à transformer le prestige militaire en pouvoir politique direct. D’anciens commandants du CGRI ont occupé, au fil des décennies, des postes clés au gouvernement, dans les administrations provinciales et jusque dans l’appareil parlementaire. Cette porosité entre la hiérarchie militaire et la hiérarchie civile a permis au Corps de tisser un réseau d’influence qui dépasse largement le strict domaine sécuritaire.

C’est cette omniprésence structurelle qui rend la succession actuelle du pouvoir suprême si sensible. Après l’assassinat de l’ancien guide suprême lors de la guerre de 2026, c’est Mojtaba Khamenei, longtemps décrit comme le « pouvoir derrière la robe », qui a été élu troisième guide suprême par l’Assemblée des experts, confirmant le poids déterminant du CGRI dans la fabrication du consensus au sommet de l’État, selon une biographie détaillée publiée sur Wikipedia.


Il y a quelque chose de glaçant dans cette continuité historique : une organisation née pour surveiller une armée jugée trop indépendante a fini, quarante ans plus tard, par produire elle-même le nouveau chef suprême du pays. Le CGRI n’a pas seulement survécu à la révolution islamique, il en est devenu le principal héritier institutionnel.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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