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RÉCIT : Quatre-vingt-dix minutes au téléphone qui ont précédé Ankara
Crédit: Adobe Stock

Un format déjà rodé entre les deux dirigeants

Ce n’était pas la première fois que Trump et Poutine échangeaient directement par téléphone depuis le retour du président américain à la Maison-Blanche. Mais la proximité de cet appel avec le sommet d’Ankara, prévu quelques jours plus tard, lui donne une portée particulière. Un appel de cette durée, entre deux chefs d’État, n’est jamais improvisé : il suppose une préparation, un ordre du jour tacite, des dossiers que chacun sait devoir aborder avant même de décrocher.

Le Kremlin, par la voix de Yuri Ushakov, a précisé que les deux dirigeants ont abordé la question ukrainienne, mais aussi l’Iran et le Moyen-Orient (Ahram Online). Deux théâtres de crise dans un seul appel, ce qui donne une idée de la densité de l’échange. Aucun communiqué occidental indépendant n’est venu confirmer, minute par minute, la répartition du temps entre ces deux sujets, ce qui invite à rester prudent sur la proportion exacte consacrée à chacun.

Ce que le choix du jour raconte, lui aussi

Le choix du 4 juillet pour cet appel n’est probablement pas neutre. Ce jour de fête nationale américaine, symbole d’indépendance, sert de cadre à une conversation avec le dirigeant du pays qui a envahi un autre pays européen au nom, précisément, du refus de reconnaître pleinement cette indépendance-là. L’ironie n’a échappé à personne parmi les observateurs qui suivent ce dossier depuis 2022, même si aucune source ne permet d’affirmer que ce symbolisme ait été délibérément recherché par l’une ou l’autre des parties.

Ce qui est documenté, en revanche, c’est que Zelensky a lui aussi confirmé avoir échangé avec Trump ce même jour (Ahram Online). Deux appels séparés, le même jour, avec les deux chefs d’État directement concernés par cette guerre : la diplomatie américaine, ce samedi-là, a fonctionné à plein régime, sur les deux lignes à la fois.


On peut critiquer beaucoup de choses dans la diplomatie de Donald Trump, et je ne m’en prive pas ailleurs dans mes chroniques, mais le fait d’avoir appelé les deux capitales le même jour, avant un sommet aussi important, relève d’une méthode que je reconnais volontiers comme cohérente sur ce dossier précis.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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