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ANALYSE : La Turquie face au F-35, promesse politique contre verrou juridique
Crédit: Adobe Stock

L’achat du S-400 russe, une ligne rouge pour Washington

La Turquie a été retirée du programme F-35 en 2019, après avoir pris livraison du système de défense antiaérienne russe S-400 Triumf. Washington a jugé que l’exploitation simultanée d’un système russe et de l’avion furtif américain le plus avancé exposait les technologies sensibles du F-35 à un risque d’exploitation par les services de renseignement russes. Le Congrès américain a ensuite inscrit cette exclusion dans la loi, via des sanctions imposées en vertu du Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act, connu sous l’acronyme CAATSA.

Cette décision a mis fin à la participation d’Ankara en tant que partenaire industriel de niveau 3 du programme, alors que la Turquie avait initialement commandé une centaine d’appareils F-35A et que des entreprises turques avaient fabriqué environ 900 pièces différentes destinées à l’avion, selon des données rapportées par Aerospace Global News. Les cinq premiers appareils construits pour la Turquie n’ont jamais été livrés et restent aujourd’hui stockés aux États-Unis.

Une décision que la Turquie a toujours jugée injuste

Le président Erdogan a, à de nombreuses reprises, qualifié cette exclusion d’« injuste », affirmant que la Turquie avait déjà payé pour les appareils qu’elle attendait toujours de recevoir. Selon des propos rapportés par Bloomberg et cités par plusieurs médias, Erdogan a personnellement exprimé ce grief auprès de Trump lors d’une rencontre à la Maison-Blanche en septembre 2025, y voyant une opportunité de renouer une relation qu’il juge stratégiquement essentielle pour la défense de l’OTAN.

Cette frustration turque, entretenue depuis sept ans, explique en partie l’empressement d’Ankara à obtenir des signaux positifs de Washington, quitte à surestimer parfois la portée réelle des annonces présidentielles américaines sur ce dossier hautement technique et juridiquement contraint.


Je comprends la frustration turque après sept ans d’exclusion, mais je refuse de la confondre avec une légitimité automatique. La Turquie a fait un choix stratégique en achetant le S-400 russe, et les conséquences de ce choix ne disparaissent pas simplement parce qu’un président américain se dit charmé par un dirigeant qu’il qualifie de loyal.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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