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REPORTAGE : L’Indo-Pacifique devient le nouveau centre de gravité du monde
Crédit: Adobe Stock

Une colère rare et coordonnée

La ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong a qualifié le tir de « déstabilisant pour la région », précisant qu’il s’inscrivait « dans le contexte d’une montée en puissance militaire rapide de la Chine, dépourvue de la transparence et des assurances que la région est en droit d’attendre » (Al Jazeera). Le vice-premier ministre Richard Marles a renchéri en rappelant l’attachement de Canberra à la déclaration du Forum des îles du Pacifique pour un « océan de paix ».

En Nouvelle-Zélande, le ministre Winston Peters a dénoncé un « développement inquiétant et indésirable », soulignant qu’il s’agissait du second exercice de ce type en quelques années à peine, ce qui en fait selon lui un « schéma récurrent » plutôt qu’un incident isolé (Al Jazeera). Le Japon, informé seulement quelques heures avant le tir d’un risque de chute de débris dans sa zone économique exclusive au sud du cap Shionomisaki, a exprimé sa « profonde préoccupation » face à l’intensification des activités militaires chinoises (The Diplomat).

Washington, spectateur inquiet mais concerné au premier chef

Le département d’État américain a confirmé avoir « suivi le tir d’essai de la Chine depuis un sous-marin d’un missile balistique intercontinental non armé », tout en critiquant « le renforcement rapide et opaque de l’arsenal nucléaire de Pékin, qui inquiète la région et le monde » (CNBC). Pour l’historien militaire David Silbey, cité par la même source, ce test « s’inscrit dans un schéma agressif continu de la Chine qui étend son influence dans le Pacifique », à un moment où les alliés américains s’interrogent déjà sur la constance de l’engagement de l’administration Trump envers leur défense.

Cette inquiétude n’est pas seulement rhétorique. Selon Tong Zhao, chercheur au Carnegie Endowment for International Peace, le message central de ce tir visait moins les petites nations insulaires que les États-Unis eux-mêmes : « le message le plus important est que l’Armée populaire de libération devient une force militaire puissante dotée d’une capacité nucléaire stratégique très solide » (Associated Press).


Il faut le dire sans détour : quand l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande protestent d’une même voix, ce n’est plus de la diplomatie de façade. C’est la preuve que Pékin a réussi, en un seul lancement, à souder ses voisins contre lui plus efficacement qu’aucun sommet n’aurait pu le faire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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