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BILLET : Ce que cachent les catégories ‘3,5 % core’ et ‘1,5 % sécurité’ de l’OTAN
Crédit: Adobe Stock

Cinq pays, un seuil, une hiérarchie implicite

Selon des données de l’OTAN citées par Reuters le 7 juillet 2026, cinq pays membres devraient atteindre 3,5 % du PIB en dépenses de défense de base dès 2026 : la Lituanie à 5,33 %, l’Estonie à 5,1 %, la Lettonie à 4,92 %, la Pologne à 4,68 % et la Grèce à 3,65 %. Ce classement, mis en avant dans la communication de l’Alliance, présente ces cinq pays comme des modèles de rigueur budgétaire au sein de l’OTAN.

Mais un classement n’est jamais neutre : il crée automatiquement une hiérarchie implicite entre ceux qui atteignent le seuil et tous les autres, sans nécessairement expliquer pourquoi certains pays, pour des raisons géographiques ou historiques évidentes comme la proximité avec la Russie, ont plus de facilité politique à voter ces hausses que d’autres membres plus éloignés du front.

Ce que le terme « défense de base » laisse deviner

L’expression « dépenses de défense de base » associée au seuil de 3,5 % suggère, par sa formulation même, qu’il existerait une catégorie distincte de dépenses qui ne serait pas comptée dans ce « cœur » budgétaire. Le mot « base » n’est jamais innocent dans un communiqué financier ; il annonce, presque toujours, qu’il existe un étage supérieur dont on préfère ne pas détailler tout de suite le contenu.

Cette distinction terminologique, si elle se confirme dans la pratique budgétaire de l’Alliance, mériterait d’être documentée avec la même rigueur que le chiffre de 3,5 % lui-même, plutôt que d’être laissée dans l’angle mort d’une communication qui met en avant le seuil le plus flatteur.

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