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COMMENTAIRE : Ce que 69 F-35 et 3,8 milliards pour le B-21 révèlent des rapports de force
Crédit: Adobe Stock

Un volume d’achat qui maintient le F-35 au centre de la flotte américaine

L’achat de 69 exemplaires du F-35 pour l’exercice 2026 confirme que cet appareil reste, plus de deux décennies après son lancement, la colonne vertébrale de l’aviation de combat américaine. Ce volume, documenté par le résumé budgétaire de la commission des crédits, s’inscrit dans une trajectoire d’acquisition continue depuis le lancement du programme, malgré les critiques récurrentes sur ses coûts et ses délais de développement initiaux.

Cette continuité dans les commandes, à un rythme soutenu de plusieurs dizaines d’appareils par an, confirme que le Pentagone n’a trouvé, à ce jour, aucune alternative crédible capable de remplacer le F-35 dans son rôle de chasseur multirôle de référence pour l’ensemble des forces armées américaines et de leurs principaux alliés.

Un montant de 8,5 milliards qui traduit un coût unitaire toujours élevé

Le montant de 8,5 milliards de dollars pour 69 appareils confirme un coût unitaire qui, malgré des années de production en série censées faire baisser les prix, reste très élevé comparé à la plupart des autres avions de chasse en service dans le monde. Cette réalité budgétaire, documentée par le résumé de la commission des crédits, alimente depuis des années un débat récurrent sur le rapport entre performance et coût du programme F-35.

Cette tension entre performance technologique reconnue et coût toujours contesté n’est pas nouvelle, mais elle prend un relief particulier en 2026, dans un contexte de budget de défense déjà en forte croissance et de concurrence accrue pour les ressources entre programmes aériens, spatiaux et navals. Le F-35 coûte cher précisément parce qu’il reste, aux yeux du Pentagone, irremplaçable ; ces deux faits ne se contredisent pas, ils s’expliquent l’un l’autre.

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