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ENQUÊTE : Le rôle réel de la force anti-gangs face aux 26 groupes armés
Crédit: Adobe Stock

Un contrôle qui couvre l’essentiel de la capitale

Selon les estimations relayées par UN News, au moins 26 groupes armés, parfois lourdement équipés, contrôlent jusqu’à 90% de Port-au-Prince et de ses environs, y semant la terreur par la violence, les exécutions sommaires, l’extorsion et les enlèvements contre rançon. Cette estimation, si elle est exacte, dessine un territoire où la présence étatique reste, dans les faits, largement marginale face à cette myriade d’acteurs armés.

Ce chiffre de 26 groupes ne doit pas être confondu avec une estimation figée : d’autres analyses évoquent des coalitions regroupant plusieurs centaines de bandes plus petites sous des alliances plus larges, ce qui complique encore la tâche de toute force chargée de les affronter. Compter des groupes armés dans un territoire aussi fragmenté revient parfois à compter des vagues dans une mer déjà agitée ; le chiffre change selon l’angle, mais la tempête, elle, reste bien réelle.

Ce que cette fragmentation implique pour toute force d’intervention

Cette fragmentation du paysage criminel haïtien complique structurellement la mission de toute force multinationale : neutraliser un groupe ne garantit ni l’affaiblissement des 25 autres, ni l’absence de réoccupation rapide du territoire libéré par un groupe rival. C’est cette réalité complexe que la GSF doit affronter depuis son déploiement.

Cette complexité doit être gardée à l’esprit tout au long de cette enquête, car elle explique en grande partie pourquoi les résultats d’une force encore récente comme la GSF ne peuvent être jugés selon les standards d’un conflit avec un adversaire unique et identifiable.

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