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TÉMOIGNAGE : Ce que signifierait vraiment un retour partiel de la sécurité à Port-au-Prince
Crédit: Adobe Stock

Un trajet qui change de nature sans prévenir

Quand l’ONU affirme que les opérations de sécurité ont affaibli le contrôle de certains gangs sur des quartiers de Port-au-Prince en 2026, cette évolution institutionnelle se traduit, dans la vie quotidienne, par des trajets qui deviennent temporairement possibles là où ils ne l’étaient pas auparavant. Un chemin vers un marché, une école ou un lieu de travail peut redevenir praticable, sans que cette possibilité soit garantie de façon durable, puisque la capacité des forces de sécurité à maintenir ce contrôle reste incertaine selon la même source.

Reprendre un trajet qu’on avait cessé de faire n’est jamais un geste anodin ; c’est un pari, renouvelé chaque matin, sur la durée d’une sécurité que personne, y compris l’ONU elle-même, ne peut garantir avec certitude.

Ce que l’incertitude institutionnelle devient au niveau individuel

Cette chronique ne peut pas savoir combien de familles, dans les quartiers concernés par ces évaluations, ont effectivement repris de tels trajets en 2026. Ce que les sources institutionnelles permettent d’affirmer, c’est que l’incertitude reconnue par l’ONU sur la durabilité des gains sécuritaires a nécessairement une traduction dans les choix individuels de prudence que chacun doit faire, sans disposer d’une information complète sur la solidité réelle de la situation.

C’est cette traduction, du niveau institutionnel au niveau individuel, que ce texte cherche à documenter avec la rigueur que le sujet exige, sans jamais prétendre connaître le détail d’une vie qu’aucune source disponible ne décrit.

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