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ESSAI : Vivre avertis, l’étrange philosophie de l’attente sous les bombes en Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Ni l’urgence, ni l’accalmie

Les philosophes ont beaucoup écrit sur l’urgence et sur la paix, mais peu sur cet entre-deux si particulier : la fenêtre de 48 heures. Ce n’est pas l’instant du danger immédiat, ni le répit de la sécurité. C’est un temps suspendu, chargé d’une probabilité qui ne se résout ni dans un sens ni dans l’autre.

Un temps que l’esprit humain n’est pas conçu pour habiter

Notre cerveau est fait pour réagir à des dangers immédiats ou pour se reposer en leur absence. Il n’est pas fait pour vivre des jours entiers dans une alerte diffuse, sans certitude sur l’heure ni sur le lieu exact où le danger va se matérialiser.


Je trouve troublant qu’aucun concept philosophique n’existait encore pour nommer cette attente précise : la guerre moderne invente, malheureusement, ses propres catégories de souffrance.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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