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ANALYSE : Wang Yi et Lavrov se retrouvent, et l’amitié sino-russe se remet en scène
Crédit: Adobe Stock

Vingt-cinq ans d’un traité de bon voisinage

Le Traité de bon voisinage et de coopération amicale sino-russe, signé il y a vingt-cinq ans, constitue le cadre juridique et symbolique invoqué par Pékin pour légitimer l’approfondissement continu de sa relation avec Moscou, selon Global Times. Cet anniversaire, choisi comme occasion de déclaration officielle, transforme un texte juridique ancien en instrument de communication politique pour l’année 2026.

Le choix de commémorer ce traité par une déclaration officielle plutôt que par un simple communiqué protocolaire révèle l’importance que Pékin accorde à la continuité narrative de sa relation avec Moscou, à un moment où cette relation fait l’objet d’un examen international croissant.

La citation intégrale de Lin Jian et sa portée

Lin Jian a déclaré, selon Global Times : « Guidées par la vision stratégique des deux chefs d’État, la Chine et la Russie continueront de respecter les buts et principes inscrits dans le traité, d’élargir la coopération mutuellement bénéfique dans tous les secteurs, d’apporter un plus grand bien-être aux peuples des deux pays, et d’injecter davantage de stabilité et de confiance dans le développement mondial ». Cette formulation combine trois registres distincts : le registre bilatéral, le registre du bien-être populaire, et le registre de la stabilité globale.

Cette combinaison de registres n’est pas accidentelle. Elle permet à Pékin de présenter sa relation avec Moscou non pas comme une alliance dirigée contre un tiers, mais comme une contribution positive à un ordre mondial stable, une formulation destinée autant à l’opinion intérieure chinoise qu’aux observateurs internationaux. Appeler une alliance une contribution à la stabilité mondiale ne change rien à ce qu’elle produit sur le terrain.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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