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ESSAI : dossiers Epstein, le ministère de la Justice s’accroche à ses caviardages
Crédit: Adobe Stock

La protection des victimes, argument central du DOJ

Dans son mémoire, Stanley Woodward affirme que certains courriels en question, dont les expéditeurs et destinataires ont été dissimulés, ont été caviardés précisément pour protéger l’identité de victimes. Concernant l’un de ces courriels en particulier, des informations ont été retenues car, selon ses termes, « de nombreuses communications écrites par des victimes, sans contexte, peuvent sembler troublantes en elles-mêmes. »

Cet argument de la protection des victimes constitue la ligne de défense principale du DOJ face aux accusations de rétention excessive d’informations, une justification difficile à contester dans l’absolu, mais qui soulève une question légitime: qui décide, et selon quels critères précis, de ce qui relève réellement de la protection des victimes plutôt que de la simple prudence administrative?

Le cas troublant de l’acte d’accusation de 2007 introuvable en version intégrale

Un autre élément retient particulièrement l’attention: les caviardages appliqués à un projet d’acte d’accusation datant de 2007, émanant du district sud de la Floride. Selon Woodward, ces caviardages étaient déjà présents dans le fichier original obtenu par le département, qui affirme avoir été incapable de « localiser une version non caviardée de cette photocopie spécifique. »

Cette explication, aussi plausible soit-elle sur le plan administratif, illustre une réalité embarrassante: près de vingt ans après les faits, l’appareil d’État américain se retrouve incapable de produire un document intégral concernant l’une des affaires judiciaires les plus scrutées de son histoire récente.


Qu’un document vieux de presque vingt ans soit introuvable en version non caviardée n’est pas nécessairement suspect en soi, les archives administratives se perdent parfois réellement. Mais dans un dossier aussi sensible que celui d’Epstein, chaque explication de ce type nourrit immanquablement la suspicion, à raison ou à tort.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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