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PORTRAIT : Bill Gates, Epstein et le chantage qui n’a jamais abouti mais qui hante toujours l’histoire
Crédit: Adobe Stock

Une introduction par un proche collaborateur en 2011

Selon la déclaration écrite de Gates soumise à la commission, sa relation avec Epstein a débuté en 2011, par l’entremise de Boris Nikolic, un conseiller scientifique de confiance dans son travail professionnel et philanthropique. Epstein prétendait pouvoir mobiliser des milliards de dollars pour des causes de santé mondiale, provenant de personnes fortunées pour lesquelles il fournissait des services fiscaux et successoraux.

Gates reconnaît avoir eu conscience des « problèmes juridiques antérieurs » d’Epstein dès cette époque, sans toutefois saisir pleinement l’ampleur des crimes qu’il avait commis. « J’ai accepté cette présentation sans appliquer la vigilance que j’aurais dû », a-t-il admis devant les élus.

Des rencontres limitées, puis des discussions plus poussées

Les interactions ont débuté modestement: trois rencontres en 2011, deux en 2012, portant sur les objectifs du travail philanthropique de Gates. Les discussions se sont intensifiées en 2013 et 2014, portant notamment sur des structures de dons potentielles, comme des fonds à recommandation du donateur, et sur la manière d’enrôler des personnes qu’Epstein prétendait intéressées à contribuer massivement.

Gates affirme avoir clairement établi, dès le départ, qu’Epstein « ne jouerait jamais aucun rôle » dans ce travail philanthropique et ne recevrait aucune compensation. En 2014, après qu’Epstein eut réuni un groupe de prétendus donateurs potentiels, Gates a réalisé que ces discussions menaient à une impasse totale: personne dans ce groupe n’était réellement intéressé à s’engager financièrement.


Cette histoire de « collecte de fonds qui n’a jamais abouti » est révélatrice d’un aveuglement plus large chez les élites philanthropiques: la promesse de milliards a suffi, pendant des années, à ouvrir des portes à un homme dont la réputation criminelle était pourtant de notoriété publique. Ça devrait nous interpeller sur la naïveté calculée, ou l’appât du gain déguisé en bonnes intentions, qui a permis à Epstein de maintenir son réseau bien après sa condamnation de 2008.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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