Introduction
Deux mois et demi après le début de l’offensive de printemps-été 2026, l’Institute for the Study of War évalue que le rythme de progression des forces russes reste très lent, sans avancée stratégiquement significative sur le front ukrainien. Un institut qui compte les mètres carrés compte aussi, sans le dire toujours explicitement, le prix humain de chaque mètre.
Selon l’évaluation de l’ISW, en juillet 2026, la Russie a pris sous son contrôle 37,85 km² de territoire ukrainien, soit une moyenne de 1,22 km² par jour. En intégrant les infiltrations, ce total grimpe à environ 121,56 km². À titre de comparaison, la Russie avait capturé 455,74 km² en juillet 2025, un rythme presque quatre fois supérieur à celui observé un an plus tard.
Ce texte est une analyse fondée sur l’évaluation publiée par l’Institute for the Study of War, un institut de recherche militaire occidental dont l’analyse s’appuie sur des sources ouvertes, de l’imagerie satellite et des rapports de terrain. Il ne s’agit pas d’une déclaration d’un belligérant, ce qui distingue cette évaluation des communiqués militaires russes ou ukrainiens émis directement par les parties au conflit. L’ISW reconnaît elle-même des marges d’incertitude sur les données d’infiltration en zone urbaine, notamment à Kostiantynivka, où le contrôle réel évolue rapidement et reste difficile à vérifier en temps réel.
Le chiffre central : 1,22 kilomètre carré par jour
Un rythme que l’ISW compare à la marche d’un fantassin
L’ISW écrit que même les revendications territoriales russes les plus généreuses correspondent à un rythme « à peine supérieur à l’allure d’un fantassin », et ne suffiraient pas à provoquer l’effondrement des défenses ukrainiennes. Cette formulation, choisie par l’institut lui-même, résume à elle seule l’ampleur de la stagnation observée sur le terrain.
Ce rythme de 1,22 km² par jour ne représente qu’un dixième environ du rythme observé un an plus tôt, en juillet 2025, lorsque la Russie capturait en moyenne près de 14,7 km² par jour selon le calcul dérivé du chiffre mensuel de 455,74 km².
Ce que ce ralentissement signifie sur le plan stratégique
Un rythme de progression aussi faible, maintenu sur deux mois et demi d’offensive, indique que l’armée russe n’a pas réussi à percer les lignes de défense ukrainiennes de manière décisive malgré la mobilisation de ressources importantes pour cette campagne. Une offensive qui n’accélère pas après dix semaines n’est plus une offensive en construction ; c’est une offensive qui s’essouffle.
L’ISW ne prédit pas, dans l’évaluation consultée pour cette analyse, l’évolution future de ce rythme ; cette analyse se limite donc à rapporter le constat actuel sans extrapoler sur les mois suivants.
Le prix humain : entre 353 et 1 132 pertes par kilomètre carré
Deux ratios distincts selon la méthode de calcul
L’ISW chiffre les pertes russes à environ 353 par kilomètre carré infiltré ou occupé, et à 1 132 par kilomètre carré réellement capturé. Cette distinction méthodologique compte : elle sépare les zones où les troupes russes se sont simplement infiltrées de celles où elles ont établi un contrôle territorial confirmé.
Le ratio le plus élevé, 1 132 pertes par km² capturé, reflète le coût humain concentré sur les gains territoriaux les plus solides et les plus durables, plutôt que sur l’ensemble plus vaste des zones d’infiltration temporaire.
Ce que ces ratios représentent en termes concrets
Avec 37,85 km² réellement capturés en juillet 2026, le ratio de 1 132 pertes par km² impliquerait, selon un calcul dérivé de ces deux chiffres, plusieurs dizaines de milliers de pertes russes pour ce seul mois si l’on applique strictement cette proportion à l’ensemble du territoire capturé. Un ratio de pertes par kilomètre carré n’est pas une abstraction statistique ; c’est une manière de compter des vies dans une unité de mesure territoriale.
Cette analyse retient ces chiffres comme une évaluation de l’ISW, sans les présenter comme un décompte officiel confirmé par une source indépendante distincte, conformément à l’attribution exacte fournie dans le dossier de faits consulté.
Kostiantynivka, le foyer principal de l’intensification russe
Des infiltrations sans prise de la ville
Les infiltrations russes se sont intensifiées autour de Kostiantynivka, dans l’oblast de Donetsk, sans toutefois faire tomber la ville ni produire de gain militaire notable selon l’évaluation de l’ISW. Cette absence de prise malgré l’intensification des efforts illustre la résistance persistante des défenses ukrainiennes dans ce secteur précis.
Selon Euromaidan Press, la situation à Kostiantynivka pourrait s’apparenter à un siège lent de type Pokrovsk, une comparaison qui suggère une pression prolongée plutôt qu’une bataille décisive à court terme.
Les limites de vérification en zone urbaine
L’ISW reconnaît elle-même des marges d’incertitude sur les données d’infiltration dans les zones urbaines comme Kostiantynivka, où le contrôle réel évolue rapidement et reste difficile à vérifier en temps réel, y compris pour un institut disposant d’imagerie satellite et de rapports de terrain. La guerre urbaine résiste aux cartes nettes ; elle se mesure en rues, pas en kilomètres carrés.
Cette analyse retient cette limite comme un élément essentiel de prudence méthodologique, applicable à l’ensemble des chiffres d’infiltration cités dans ce texte, pas seulement à ceux concernant Kostiantynivka.
La comparaison avec juillet 2025 : un effondrement du rythme russe
Un facteur de réduction proche de douze
La comparaison entre les 455,74 km² capturés en juillet 2025 et les 37,85 km² capturés en juillet 2026 représente une réduction d’un facteur proche de douze sur le rythme de progression territoriale russe, à un an d’intervalle presque exact, un écart considérable. Cette chute constitue le chiffre le plus frappant de l’évaluation de l’ISW pour cette période.
Cette analyse ne dispose pas, dans les sources consultées, d’une explication détaillée fournie par l’ISW elle-même sur les causes précises de cette réduction ; elle se limite à rapporter l’écart chiffré tel que présenté dans l’évaluation.
Ce que cet écart pourrait signaler, sans certitude établie
Un ralentissement aussi marqué peut résulter de plusieurs facteurs combinés : renforcement des défenses ukrainiennes, épuisement des capacités offensives russes, ou changement de doctrine militaire, sans que cette analyse puisse trancher entre ces hypothèses faute d’éléments suffisants dans l’évaluation de l’ISW consultée. Un chiffre qui chute de façon spectaculaire pose plus de questions qu’il n’en résout à lui seul.
Cette analyse se garde donc de toute interprétation causale définitive, se limitant à présenter l’écart chiffré comme un fait établi par l’évaluation de l’ISW.
La différence entre infiltration et capture territoriale confirmée
121,56 km² contre 37,85 km² : deux réalités différentes
L’écart entre les 121,56 km² obtenus en intégrant les infiltrations et les 37,85 km² de capture territoriale confirmée illustre une distinction essentielle dans la méthodologie de l’ISW : toutes les zones où des troupes russes ont pénétré ne deviennent pas nécessairement des gains territoriaux durables.
Cette analyse retient cette distinction comme centrale pour comprendre pourquoi les deux chiffres, 37,85 et 121,56 km², coexistent dans la même évaluation sans se contredire : ils mesurent des réalités différentes du même front.
Pourquoi cette distinction compte pour évaluer l’offensive
Une offensive qui produit surtout de l’infiltration temporaire plutôt que de la capture confirmée suggère une capacité limitée à consolider les gains obtenus, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi le rythme global reste, selon les mots de l’ISW, à peine supérieur à celui d’un fantassin. Avancer n’est pas la même chose que tenir ; l’ISW distingue les deux, et cette distinction change tout le sens du chiffre.
Cette analyse retient cette lecture comme une interprétation raisonnable des chiffres disponibles, sans qu’elle soit formulée explicitement en ces termes par l’ISW elle-même dans l’évaluation consultée.
Ce que cette évaluation ne permet pas d’affirmer
Les limites de l’attribution de l’ISW
L’évaluation de l’ISW constitue une analyse indépendante fondée sur des sources ouvertes, mais elle ne remplace pas une vérification directe sur le terrain, à laquelle cette analyse n’a pas accès. Cette limite s’applique à l’ensemble des chiffres cités dans ce texte, y compris les ratios de pertes.
Cette analyse ne dispose pas, dans les sources consultées, de chiffres comparables émis par une source ukrainienne officielle ou par une source russe officielle permettant de recouper indépendamment ces ratios de pertes.
Pourquoi l’indépendance de l’ISW compte malgré ses limites
Le fait que l’ISW ne soit ni une source ukrainienne ni une source russe renforce la valeur de son évaluation comme point de référence relativement neutre, même si elle demeure une estimation externe plutôt qu’un décompte officiel vérifié par les belligérants eux-mêmes. Ne pas être partie au conflit ne garantit pas l’exactitude parfaite, mais cela retire au moins l’intérêt direct à mentir.
Cette analyse retient ce statut d’indépendance comme un élément de crédibilité, sans pour autant présenter les chiffres de l’ISW comme des vérités absolues et incontestables.
Le contexte plus large de l’offensive de printemps-été 2026
Deux mois et demi sans avancée stratégique significative
Depuis le lancement de l’offensive de printemps-été 2026, l’ISW n’observe aucune avancée stratégiquement significative sur l’ensemble du front, malgré l’intensification localisée des efforts autour de secteurs comme Kostiantynivka. Cette durée, deux mois et demi, constitue une période suffisamment longue pour que l’évaluation de stagnation ne repose pas sur un instantané isolé.
Cette analyse ne dispose pas de détails supplémentaires, dans l’évaluation consultée, sur les objectifs stratégiques initiaux fixés par le commandement russe pour cette offensive, ce qui limite sa capacité à mesurer précisément l’écart entre ambition et résultat.
Ce que l’absence de percée majeure signale pour la suite du conflit
L’absence de percée majeure après deux mois et demi d’offensive pourrait indiquer que la guerre continue de s’inscrire dans une dynamique d’attrition plutôt que dans une phase de mouvement rapide, une caractéristique déjà observée à d’autres moments du conflit selon la littérature générale sur cette guerre. Une guerre qui n’avance plus vite se mesure autrement : en pertes, en jours, en kilomètres qui ne viennent pas.
Cette analyse retient cette observation comme une lecture cohérente avec les chiffres de l’ISW, sans pouvoir prédire la durée ou l’issue de cette dynamique au-delà de la période couverte par l’évaluation consultée.
Le poids symbolique des ratios de pertes dans l’analyse militaire
Un chiffre qui dépasse la seule comptabilité territoriale
Les ratios de 353 et 1 132 pertes par kilomètre carré dépassent la simple comptabilité territoriale : ils traduisent, dans le langage propre à l’analyse militaire, un coût humain attribué directement à la conduite de l’offensive par le commandement russe. Ce langage chiffré reste une convention d’analyse, pas une description narrative des événements individuels sur le terrain.
Cette analyse retient ces ratios comme des indicateurs agrégés utiles pour comparer différentes phases du conflit, sans qu’ils permettent de décrire les circonstances précises de chaque perte individuelle.
Ce que cette convention analytique permet, et ne permet pas
Une convention analytique comme le ratio de pertes par kilomètre carré permet de comparer objectivement différentes offensives ou différentes périodes d’un même conflit, mais elle ne permet pas de restituer la réalité vécue par les soldats concernés, qui échappe par nature à toute mesure statistique. Une statistique de guerre reste une statistique ; elle ne remplace jamais le récit de ce qu’elle recouvre.
Cette analyse retient cette limite comme un rappel méthodologique valable pour l’ensemble des chiffres agrégés cités dans ce texte.
Ce que ces chiffres signifient pour l’évaluation du risque à Kostiantynivka
Un scénario de siège prolongé plutôt que de chute rapide
La comparaison avec Pokrovsk, avancée par Euromaidan Press, suggère que Kostiantynivka pourrait connaître un siège prolongé plutôt qu’une chute rapide, si les tendances observées à Pokrovsk se répètent dans ce nouveau secteur de pression russe. Cette comparaison reste une hypothèse journalistique, pas une certitude établie par l’ISW elle-même dans les termes rapportés pour cette analyse.
Cette analyse retient cette comparaison comme un élément de contexte utile, sans la présenter comme une prédiction certaine de l’évolution militaire à Kostiantynivka.
Ce que la population civile de la zone pourrait affronter
Un scénario de siège prolongé, comparable à celui de Pokrovsk, impliquerait généralement des conditions difficiles pour toute population civile restée dans la zone de combat, bien que cette analyse ne dispose pas de données démographiques précises sur la situation actuelle à Kostiantynivka dans les sources consultées. Derrière chaque kilomètre carré contesté, il y a des gens qui n’ont pas choisi d’habiter une ligne de front.
Cette analyse se limite à signaler cette dimension humaine comme un élément de contexte, sans détail chiffré supplémentaire faute de source le permettant.
Ce que cette évaluation change pour la lecture publique du conflit
Un chiffre qui contredit un récit de progression rapide
Si certains récits publics autour de l’offensive de printemps-été 2026 avaient pu suggérer une progression rapide des forces russes, le chiffre de 1,22 km² par jour établi par l’ISW vient directement contredire cette impression, en la remplaçant par une mesure vérifiable et documentée. Ce chiffre recadre le débat public sur des bases factuelles plutôt que sur des impressions générales.
Cette analyse ne cherche pas à identifier l’origine précise de récits de progression rapide qui auraient pu circuler, faute d’éléments permettant de les attribuer à une source précise dans le cadre de cette recherche.
Ce que la précision chiffrée apporte au débat public
Remplacer une impression générale par un chiffre précis et sourcé constitue, en soi, une contribution utile au débat public sur l’état du conflit, indépendamment de l’interprétation politique que chacun pourrait en tirer par ailleurs. Un chiffre exact ne prend pas parti ; il donne simplement une base commune à partir de laquelle discuter.
Cette analyse retient cette fonction du chiffre comme sa contribution principale, au-delà de toute interprétation stratégique supplémentaire.
Pourquoi la méthodologie de l’ISW mérite d’être expliquée au lecteur
Sources ouvertes, imagerie et rapports de terrain
La méthodologie de l’ISW, fondée sur l’analyse de sources ouvertes, d’imagerie satellite et de rapports de terrain, distingue cette évaluation des communiqués militaires directs émis par les belligérants eux-mêmes. Cette approche comporte ses propres limites, notamment sur la vérification en temps réel des zones urbaines contestées.
Cette analyse retient cette méthodologie comme suffisamment rigoureuse pour justifier l’utilisation des chiffres de l’ISW comme base factuelle principale, tout en signalant les limites explicitement reconnues par l’institut lui-même.
Ce que cette transparence méthodologique apporte au lecteur
Expliquer la méthodologie derrière un chiffre, plutôt que de le présenter comme une vérité brute et incontestable, permet au lecteur de calibrer son degré de confiance dans chaque donnée rapportée par cette analyse. Un chiffre expliqué vaut plus qu’un chiffre imposé ; la confiance se construit sur la méthode, pas sur l’autorité seule.
Cette analyse s’efforce de maintenir cette transparence tout au long du texte, en rattachant systématiquement chaque chiffre à sa source et à sa méthode de calcul déclarée.
Ce que l’ISW ne mesure pas directement : l’état des forces russes elles-mêmes
Un institut qui observe le terrain, pas les états-majors
L’évaluation de l’ISW se concentre sur les résultats observables sur le terrain — territoire capturé, infiltrations, pertes estimées — plutôt que sur une analyse directe de l’état interne des forces armées russes, de leur moral ou de leurs capacités logistiques précises. Cette limite méthodologique signifie que le ralentissement du rythme de progression pourrait avoir plusieurs causes internes non détaillées dans l’évaluation consultée pour cette analyse.
Cette analyse ne dispose pas d’éléments supplémentaires permettant de confirmer si ce ralentissement provient d’un épuisement des stocks de matériel, d’une pénurie de personnel entraîné, ou d’un choix délibéré de prudence tactique de la part du commandement russe.
Pourquoi cette incertitude ne diminue pas la valeur du chiffre territorial
Même sans connaître précisément les causes internes du ralentissement russe, le chiffre de 1,22 km² par jour reste un fait observable et vérifiable de manière indépendante par imagerie satellite, ce qui lui confère une solidité factuelle propre, indépendante de toute explication causale. On peut mesurer un résultat sans connaître toutes ses causes ; le résultat, lui, reste vrai.
Cette analyse retient donc ce chiffre comme fiable en tant que constat, tout en reconnaissant l’incertitude qui subsiste sur ses causes profondes.
La défense ukrainienne comme facteur explicatif partiel du ralentissement
Ce que l’évaluation suggère sans l’affirmer explicitement
Bien que l’évaluation de l’ISW consultée pour cette analyse ne détaille pas explicitement les mécanismes de la défense ukrainienne à Kostiantynivka, l’absence de gain militaire notable malgré l’intensification des infiltrations russes suggère une résistance suffisamment structurée pour empêcher une percée décisive. Cette résistance constitue un facteur explicatif plausible du ralentissement observé, sans être quantifiée précisément dans les chiffres disponibles.
Cette analyse se garde d’attribuer ce ralentissement exclusivement à la défense ukrainienne, faute de données comparatives permettant d’isoler ce facteur des autres causes possibles déjà évoquées.
Ce que cela signifie pour l’évaluation du rapport de force actuel
Un rythme d’avancée russe aussi faible, maintenu sur plusieurs mois, pourrait indiquer un rapport de force plus équilibré qu’une lecture superficielle du volume de troupes engagées ne le suggérerait initialement. Le nombre de soldats engagés ne dit pas tout ; le nombre de kilomètres gagnés en dit parfois davantage.
Cette analyse retient cette lecture comme une interprétation raisonnable, sans la présenter comme une conclusion définitive formulée par l’ISW elle-même dans les termes exacts de son évaluation.
Conclusion
En juillet 2026, la Russie a capturé en moyenne 1,22 km² par jour de territoire ukrainien, un rythme que l’ISW compare à « l’allure d’un fantassin », pour un coût estimé entre 353 et 1 132 pertes par kilomètre carré selon la méthode de calcul retenue. Ce ralentissement, presque douze fois inférieur au rythme de juillet 2025, ne s’accompagne d’aucune avancée stratégique significative selon l’évaluation indépendante de l’ISW.
Ce que ces chiffres établissent, sans ambiguïté, c’est le prix humain d’une offensive qui n’a produit, en deux mois et demi, ni percée décisive ni prise de Kostiantynivka. Un kilomètre et demi par jour, ce n’est pas une avancée ; c’est un compteur qui tourne, et qui compte des vies à chaque tour.
Signature
Signé Maxime Marquette, chroniqueur.
ANALYSE : Un kilomètre et demi par jour, le prix en morts que l’ISW attribue à Moscou
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