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ÉCLAIRAGE : Manger plus tôt pourrait aider la mémoire de travail après cinquante ans
Crédit: Depositphotos

Deux fenêtres alimentaires, un même objectif de poids

Pour tester cette hypothèse, l’équipe de Sue Shapses a réparti les 47 participantes en deux groupes distincts, suivis pendant six mois. Le premier groupe, composé de 26 femmes, devait concentrer tous ses repas dans une fenêtre de 8,2 heures par jour, une approche qui s’apparente au jeûne intermittent popularisé ces dernières années. Le second groupe disposait d’une fenêtre bien plus large, de 12,3 heures par jour, pour répartir ses repas au fil de la journée.

Fait important à souligner d’emblée : les deux groupes ont perdu un poids comparable, soit environ 15 livres (près de 6,8 kilogrammes) en moyenne sur la durée de l’essai. Autrement dit, la restriction de la fenêtre alimentaire n’a pas produit, à elle seule, une perte de poids supérieure à l’approche plus étalée dans le temps. Ce constat est essentiel pour bien interpréter la suite des résultats : ce n’est donc pas la perte de poids en soi qui distingue les deux groupes, puisqu’elle est restée similaire.

Des tests cognitifs ciblés, pas une évaluation générale

Au-delà du suivi de poids, les chercheurs ont soumis les participantes à une batterie de tests cognitifs mesurant différentes fonctions cérébrales. Le groupe ayant respecté la fenêtre alimentaire restreinte de 8,2 heures a obtenu des résultats significativement meilleurs aux tests évaluant la planification spatiale et la résolution de problèmes, deux composantes importantes de ce qu’on appelle la mémoire de travail, cette capacité du cerveau à manipuler temporairement des informations pour accomplir une tâche complexe.

En revanche, les résultats concernant d’autres fonctions comme la mémoire pure et l’apprentissage n’ont pas montré de différence statistiquement significative entre les deux groupes. Cette nuance est cruciale : l’étude ne prétend pas que manger dans une fenêtre restreinte améliore l’ensemble des capacités cognitives, mais uniquement certaines dimensions précises, testées et mesurées avec des outils spécifiques lors de cette recherche.

Ce que je trouve intéressant, c’est que les chercheuses n’ont pas cherché à maquiller un résultat mitigé en succès total. Elles rapportent honnêtement que certains tests montrent une différence, d’autres non. C’est exactement le genre de nuance qui distingue une communication scientifique sérieuse d’un simple argument marketing pour un régime à la mode.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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