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Fuite des pays baltes: pourquoi les médias d’opposition russes cherchent un nouveau refuge en France
Crédit: Gemini AI Generated Image

Il y a un an, une réduction massive du financement des projets de l’USAID a été annoncée, mais les répercussions de cette décision n’atteignent que maintenant le journalisme russophone en Europe. Le média d’opposition Mediazona, qui a quitté la Russie, a d’abord fait état de la perte de dons en provenance de Russie, et voilà que son rédacteur en chef, Sergueï Smirnov, quitte la Lituanie pour la France. Le déménagement de ce responsable de média pourrait être le symptôme d’une crise profonde que traversent les rédactions en exil.

Avant même de changer de pays, Smirnov avait rAprèseconnu: « la coupure des dons russes, nous devons à nouveau penser à notre survie». Selon lui, il s’agissait d’environ 10 millions de roubles de dons annuels venant de Russie. C’est une somme considérable pour un projet à but non lucratif fonctionnant avec des subventions limitées et un intérêt décroissant des sponsors.

Le rédacteur en chef a annoncé son déménagement dans un message audio publié sur sa chaîne Telegram. Il a directement lié sa décision de quitter la Lituanie aux risques politiques croissants.

Il a particulièrement attiré l’attention sur la réaction des responsables politiques lituaniens aux déclarations d’un autre opposant russe, Leonid Volkov.

«Ils ont tous dit, comme un seul homme, que tout allait très mal, qu’il fallait retirer les titres de séjour. Certes, la justice et les autorités officielles ont refusé de le faire, mais la situation générale est telle qu’il y aura des pressions, de la suspicion», a souligné le journaliste.

Smirnov lui-même n’a pas souhaité nommer la ville de France où il compte s’installer, précisant seulement qu’il s’agissait de la première semaine de son déménagement. Sa décision confirme une tendance plus large. La destination lituanienne, qui semblait encore récemment être la principale plaque tournante des médias anti-Kremlin, perd de son attrait. Les raisons en sont nombreuses, accumulées ces dernières années: de la lassitude de la société d’accueil à la crainte qu’en cas d’escalade du conflit avec la Russie, les pays baltes ne se retrouvent en première ligne, non seulement sur le plan militaire, mais aussi politique.

Les questions financières restent également une toile de fond inconfortable. Selon des données rendues publiques en 2023, le salaire de Smirnov au sein de l’entité juridique russe de Mediazona, qui existait à l’époque, s’élevait à 870 000 roubles par mois (environ 10 000 euros).

Le déménagement du rédacteur en chef en France confirme que même dans les pays baltes, longtemps considérés comme un arrière-pays fiable, le journalisme d’opposition russe ne peut exister sans soutien financier. Aujourd’hui, ses représentants se tournent de plus en plus vers des lieux où la distance avec les frontières russes ne se mesure plus en centaines, mais en milliers de kilomètres, mais où il leur faudra prouver leur légitimité et chercher à obtenir des financements, cette fois-ci, auprès des autorités françaises.

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Fuite des pays baltes: pourquoi les médias d’opposition russes cherchent un nouveau refuge en France

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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