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COMMENTAIRE : La Maison-Blanche et le Congrès ne s’entendent même pas sur l’ampleur du déficit qu’ils créent
Crédit: Adobe Stock

La CBO et sa base de référence de février

La Congressional Budget Office a publié sa projection de référence le 11 février 2026, avant l’essentiel des décisions tarifaires de l’été. Elle y chiffrait le déficit de l’exercice 2026 à 1,9 billion de dollars, soit 5,8 % du PIB, un ratio qui, à lui seul, situe les finances fédérales américaines dans une zone que la plupart des économistes budgétaires qualifient de non soutenable à long terme sans correction. La CBO ne prend pas position sur les politiques qui produisent ce chiffre ; elle modélise leurs effets. Ce chiffre a un mois de retard sur la réalité tarifaire de juillet.

Le rapport ne fournit pas de citation directe vérifiée pour cette date précise, mais son statut est sans ambiguïté : une projection officielle d’un organisme non partisan du Congrès, construite à partir des lois en vigueur au moment de la publication. Ce point compte, parce que février 2026 précède les nouveaux tarifs de la Section 301 imposés le 24 juillet et les remboursements massifs de tarifs jugés illégaux qui ont bouleversé le déficit mensuel de juin. La base de référence de la CBO est donc déjà, en toute rigueur, dépassée par les événements de l’été.

L’OMB et une estimation exécutive plus sombre

L’Office of Management and Budget, publiant en avril 2026, soit deux mois après la CBO, avançait une fourchette de 2,06 à 2,17 billions de dollars pour le même exercice 2026. L’écart avec la CBO dépasse les 150 à 270 milliards de dollars selon l’extrémité de la fourchette retenue. Un organisme exécutif qui projette un déficit plus élevé que l’organisme législatif non partisan n’est pas un motif de scandale en soi ; les deux emploient des hypothèses macroéconomiques différentes. L’écart interpelle malgré tout.

Aucune des deux sources consultées pour cette analyse ne fournit de citation directe expliquant précisément quelles hypothèses divergentes produisent cet écart. Cette absence de transparence méthodologique commune est elle-même une information : le lecteur qui compare les deux chiffres sans connaître le détail des hypothèses sous-jacentes ne peut pas juger laquelle des deux projections est la plus prudente ou la plus réaliste. C’est précisément ce que ce texte refuse de trancher à la place du lecteur. Deux institutions fédérales, deux chiffres. Aucune des deux n’a le monopole de la vérité budgétaire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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