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ANALYSE : La Cour tue Humphrey’s Executor le 29 juin, mais sauve la Fed le même jour
Crédit: Adobe Stock

Le 29 juin 2026, la Cour suprême rend sa décision. Six voix contre trois. Trump v. Slaughter tranche : la clause de renvoi pour motif valable qui protégeait Slaughter est inconstitutionnelle. Le président peut désormais révoquer un commissaire de la FTC sans avoir à justifier quoi que ce soit.

Humphrey’s Executor est explicitement renversé. Pas contourné. Pas réinterprété à la marge. Renversé.

L’opinion majoritaire et sa signature

Le juge en chef John Roberts rédige l’opinion majoritaire. Il est rejoint par les juges Thomas, Alito, Gorsuch, Kavanaugh et Barrett. Six signatures, une doctrine : le pouvoir exécutif est unitaire, et toute agence qui exerce un pouvoir exécutif substantiel doit rester sous le contrôle direct du président — y compris le pouvoir de renvoi sans motif.

Cette doctrine n’apparaît pas de nulle part le 29 juin 2026. Roberts la construit depuis des années, par petites touches, dans Seila Law v. CFPB (2020) et Collins v. Yellen (2021). Chaque décision grignotait un peu plus l’exception Humphrey’s Executor sans jamais oser l’abattre entièrement. Slaughter est l’aboutissement, pas une rupture soudaine.

Ce que dit — et ne dit pas — la majorité

Les six juges majoritaires affirment que la clause de protection viole la séparation des pouvoirs telle que l’article II de la Constitution la définit. Selon cette lecture, l’exécutif doit pouvoir superviser et révoquer tout fonctionnaire exerçant un pouvoir exécutif significatif, sans filtre législatif interposé.

L’opinion reste silencieuse sur un point : pourquoi cette même logique ne s’applique-t-elle pas partout, le même jour, dans le même registre judiciaire ?


Quatre-vingt-dix ans de jurisprudence effacés en une seule opinion signée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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