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ANALYSE : 37 contre 36 — Trump perd l’économie, ce terrain qu’il ne perdait jamais, à trois mois du vote
Crédit: Adobe Stock

Le chiffre que la Maison-Blanche redoute ne sort pas d’un institut de sondage. Il s’affiche en néons rouges au bord de toutes les routes du pays.

Quatre dollars le gallon d’essence ordinaire. Environ un dollar au-dessus du prix d’il y a un an, selon les relevés hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

Un dollar supplémentaire par gallon.

Un réservoir de pick-up en avale vingt-cinq.

Faites le calcul sur un mois, sur une famille qui conduit pour aller travailler, déposer les enfants, livrer, soigner, réparer. Le sondage ne mesure pas une opinion. Il mesure une addition.

Les sondeurs de Reuters ont posé leurs questions du 29 juillet au 3 août. Pendant ces six jours, des dizaines de millions d’Américains ont fait le plein au moins une fois. Voilà le bureau de vote où ce sondage s’est vraiment rempli : sous les auvents des stations-service, une poignée de pompe dans la main.

Un sondage se conteste. Un ticket de caisse, non.

En Californie et à Hawaï, le gallon frôle les cinq dollars et demi. Le Guardian rapportait lundi que ce mois d’août affiche les prix les plus élevés jamais enregistrés pour un mois d’août aux États-Unis.

L’électeur ne lit pas les colonnes de chiffres. Il tient la poignée de la pompe et il regarde le compteur tourner.

Il y a un an, en août 2025, le même gallon coûtait environ trois dollars et quatorze cents. L’écart entre ces deux étés, c’est l’écart entre un président qu’on défend au souper de famille et un président qu’on défend en baissant un peu la voix.

L’essence ne fait pas de politique. Elle fait les factures.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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