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DOSSIER : Le Sénat vote 74 nominations en une minute, mais le Brésil refuse d’ouvrir sa porte à Daniel Perez
Crédit: Adobe Stock

Cette machine a une histoire, et elle est récente.

L’an dernier, les républicains du Sénat ont changé les règles de la chambre. Objectif : confirmer les nominations de rang inférieur par paquets, au lieu d’un vote séparé pour chacune.

Le paquet du 7 août est le cinquième du genre, selon le bureau du leader républicain John Thune.

Le cumul, lui, donne le vertige : trois cent soixante-quinze confirmations en bloc depuis la réforme, soit environ 63 % de toutes les nominations civiles du second mandat de Donald Trump.

Soyons honnêtes sur ce que cette réforme répare.

Sous George H. W. Bush et sous Bill Clinton, 98 % des nominations civiles passaient par simple vote à voix haute, sans obstruction.

Sous ce mandat-ci, avant la réforme, ce chiffre était tombé à 1 %.

Un pour cent.

L’obstruction systématique de la minorité avait transformé chaque attaché d’ambassade en champ de bataille, chaque sous-secrétaire en otage de calendrier, chaque poste vacant en argument de campagne.

Les républicains ont cassé ce verrou, et sur ce point précis, ils ont eu raison de le casser.

Un gouvernement élu a le droit de gouverner avec ses propres gens.

Mais une machine qui répare un blocage peut aussi fabriquer autre chose, en sourdine : l’habitude de ne plus regarder qui passe.

Quand soixante-quatorze destins administratifs tiennent dans une minute, le Sénat ne conseille plus, il tamponne.

La Constitution parle d’avis et de consentement.

Le consentement est là, massif, chronométré ; l’avis, lui, est parti en vacances avant tout le monde.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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