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DOSSIER : Un an après l’ultimatum du 18 août, l’Église liée à Moscou attend toujours son jugement à Kyiv
Crédit: Adobe Stock

Puis, le 20 mai 2025, l’étude commence. Objet : la Métropole de Kyiv de l’Église orthodoxe ukrainienne — l’entité juridique enregistrée sous le code 21510633, la tête administrative de ce que tout le monde appelle encore l’UPC du patriarcat de Moscou.

Sept semaines plus tard, le 8 juillet 2025, le verdict de l’expertise tombe.

Quatre signes sur sept.

Sur les sept critères d’affiliation que la réglementation définit, l’étude en retient quatre. Pas des impressions. Des documents.

Il y a d’abord la gramota de 1990 — la charte accordée par le patriarche de Moscou Alexis II, qui fonde le statut de l’Église ukrainienne et la rattache canoniquement au trône moscovite. Trente-cinq ans plus tard, ce texte n’a jamais été dénoncé. L’étude constate qu’il continue de produire ses effets : statuts validés à Moscou, commémoration obligatoire du patriarche de Moscou dans la liturgie, participation d’évêques ukrainiens aux organes de gouvernement de l’Église russe, saint chrême reçu de Russie.

L’Église de Kyiv répond depuis 2022 qu’elle a proclamé son indépendance, en plein concile, dans les premiers mois de l’invasion.

L’étude répond aux proclamations par les registres.

Et les registres disent autre chose. Depuis 2022, l’Église russe a transféré sous son contrôle direct trois diocèses arrachés au territoire ukrainien — la Crimée, Rovenky, Berdiansk. Une Église réellement séparée de Moscou aurait protesté contre ce dépeçage canonique de ses propres diocèses.

Kyiv n’a pas entendu cette protestation.

Quatre signes sur sept. Le chiffre n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une expertise que la loi impose de confier à des spécialistes indépendants de l’État — et c’est précisément ce chiffre que l’Église conteste aujourd’hui devant les juges.

Une charte signée à Moscou en 1990 pèse plus lourd, dans ce dossier, que trente-cinq ans de sermons.

Sources :

Sources Primaires :

Verkhovna Rada — Loi 3894-IX sur la protection de l’ordre constitutionnel dans le domaine de l’activité des organisations religieuses (texte officiel)

DESS — Des signes d’affiliation de la Métropole de Kyiv de l’UPC avec l’Église orthodoxe russe ont été identifiés (8 juillet 2025)

DESS — Un précepte ordonnant l’élimination des violations a été adressé à la Métropole de Kyiv de l’UPC (17 juillet 2025)

DESS — « Ce n’est pas une organisation religieuse, mais une filiale de l’État agresseur » : contenu du précepte et échéance du 18 août 2025

DESS — Adoption de la loi sur l’indépendance spirituelle de l’Ukraine : le mécanisme d’étude, de précepte et de décision judiciaire (20 août 2024)

DESS — La DESS reconnaît le monastère Holosiivska Pustyn de l’UPC comme affilié à une organisation religieuse interdite (14 août 2026)

Sources Secondaires :

Interfax-Ukraine — DESS recognizes Kyiv Metropolis of UOC as affiliated with banned Russian Orthodox Church (27 août 2025)

Interfax-Ukraine — Court proceedings opened on claim to terminate activity of Kyiv Metropolis of UOC

Ukrinform — Lawsuit filed to liquidate Kyiv Metropolis of UOC-MP

Euromaidan Press — Ukraine gives Moscow-aligned church ultimatum to cut Russian ties (gramota de 1990, huit mille paroisses, diocèses transférés)

Ukrainska Pravda — Déclarations de Viktor Yelensky : échéance effective du 24 août, reconnaissance d’affiliation et requête en justice comme étapes dictées par la loi

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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