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ÉDITORIAL : Les médicaments baissent de 3,1 %, une première depuis Kennedy, mais Trump réclame toute la gloire
Crédit: Adobe Stock

Je veux qu’on mesure l’anomalie, parce qu’elle est historique au sens propre.

Les médicaments américains sont les plus chers du monde développé, souvent deux à trois fois le prix payé ailleurs.

Des générations d’électeurs ont organisé leur budget autour de cette fatalité.

Cette fatalité a même son vocabulaire : franchise, quote-part, trou de couverture, tout un lexique de la rançon.

Des retraités coupent leurs comprimés en deux.

Des diabétiques rationnent leurs doses.

Un sondage de la fondation Kaiser, cité par Axios, pose le décor. Six Américains sur dix s’inquiètent encore de pouvoir payer leurs traitements.

Quatre sur dix ont déjà sauté des doses ou retardé une ordonnance pour des raisons d’argent.

Sauter une dose, c’est jouer sa santé aux dés. Le casino gagne souvent.

Aucune autre démocratie riche n’impose ça à ses malades. Toutes regardent l’exception américaine avec un mélange d’envie industrielle et d’effroi sanitaire.

Voilà le pays réel derrière la statistique. Ce pays-là compte ses comprimés.

Et dans ce pays-là, les prix en pharmacie ont reculé de 0,8 % en un seul mois. Juillet seulement, selon le relevé fédéral.

Sur un an, la catégorie des produits médicaux recule de 2,7 %, et les ordonnances tirent tout vers le bas.

Depuis l’investiture de janvier 2025, la Maison-Blanche revendique un recul cumulé de 3,9 %.

Ce relevé-là mesure ce que les gens paient réellement au comptoir, mois après mois, dans des milliers de pharmacies échantillonnées. Pas les discours, les tickets de caisse.

On peut discuter les causes, et on va le faire sans complaisance.

On ne peut pas discuter la direction.

Pour la première fois depuis Kennedy, l’armoire à pharmacie coûte moins cher qu’un an plus tôt.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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