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ANALYSE : Dossier Mabna — 31,5 téraoctets, 17 Iraniens inculpés, mais aucun accusé jugé en huit ans
Crédit: Adobe Stock

Le document judiciaire va jusqu’à donner l’adresse du Mabna Institute, rue Sheikh Bahaii Shomali, à Téhéran, code postal compris.

Fondé « vers 2013 » par Gholamreza Rafatnejad et Ehsan Mohammadi, l’institut avait, selon l’accusation, une mission assumée : aider les universités et organismes de recherche iraniens à accéder aux ressources scientifiques non iraniennes.

Une raison sociale presque respectable, pour une activité que quatorze chefs d’accusation décrivent autrement.

Autour du noyau, un écosystème de pirates à gages.

Quinze autres noms suivent, avec leurs pseudonymes : « Achilles », « The Joker », « bc.monster », « Skote Vahshat ».

Des noms de forums, pas des noms de guerre.

Des clients d’État et des clients privés

L’acte est précis sur le modèle économique.

L’institut contractait à la fois avec des entités gouvernementales iraniennes et avec des clients privés, et c’est spécifiquement la campagne d’hameçonnage des universités qui aurait été conduite pour le compte des gardiens de la révolution.

Une partie espionnage, une partie commerce.

Même clavier, deux payeurs.

Le piratage d’État externalisé ressemble moins à un ministère qu’à une agence d’intérim.

Les victimes au-delà des campus

Il n’y avait pas que les campus, selon l’accusation.

L’acte énumère des intrusions dans les messageries d’employés du département du Travail, de la commission fédérale de régulation de l’énergie, des États d’Hawaï et de l’Indiana, des Nations unies et de l’Unicef.

Un accusé, Behzad Mesri, est poursuivi séparément pour le piratage de la chaîne HBO en 2017, assorti d’une tentative d’extorsion d’environ 6 millions de dollars en bitcoin.

Cinq autres accusés du nouvel acte auraient trempé dans la même intrusion.

Le renseignement d’État, la recherche et le racket, dans le même organigramme.

C’est cette porosité qui fait la valeur du dossier pour Washington : elle permet de décrire l’appareil iranien non comme une armée cyber, mais comme un marché où l’État achète des prestations — et donc de poursuivre les prestataires comme des criminels de droit commun.

Sources :

Sources primaires :

Département de la Justice des États-Unis, Office of Public Affairs — « 17 Iranians Charged with Conducting Massive Cyber Theft Campaign » : acte superseding de 14 chefs, 144 universités américaines, 178 étrangères, 42 entreprises américaines, 11 étrangères, 5 agences, 2 ONG, plus de 31 téraoctets, citations Eisenberg, McDonald et Leatherman, primes de 10 millions, communiqué du 18 août 2026

Procureur fédéral du district Sud de New York — communiqué homologue : liste nominative des 17 accusés et pseudonymes, adresse du Mabna Institute à Téhéran, campagne de 100 000 comptes de professeurs et 8 000 compromis, dossier attribué au juge Jesse M. Furman, 18 août 2026

Département de la Justice des États-Unis, archives — « Nine Iranians Charged » : acte de 7 chefs de mars 2018, 176 universités étrangères dans 21 pays, 47 entreprises, département du Travail, Hawaï, Indiana, Nations unies et Unicef, citations Rosenstein, Berman et Wray, 23 mars 2018

Federal Bureau of Investigation — fiche de recherche « Iranian Mabna Hackers » : chefs retenus en 2018, décompte de 36 entreprises américaines, mention du risque de fuite internationale, publiée le 23 mars 2018

Département du Trésor des États-Unis — « Treasury Sanctions Iranian Cyber Actors » : désignation du Mabna Institute et de 10 individus au titre du décret 13694, citation de la sous-secrétaire Sigal Mandelker, gel des avoirs, 23 mars 2018

Sources secondaires :

Reuters — « DOJ unseals new charges against 17 hackers in Iran-backed campaign » : descellement du mardi 18 août, absence de réponse de la mission iranienne aux Nations unies et du Mabna Institute, prime du département d’État annoncée le même jour, 18 août 2026

BBC News — « US charges 17 Iranians over ‘massive’ cyber theft campaign » : valeur estimée d’environ 3,4 milliards de dollars, 8 000 comptes compromis, citations de James C. Barnacle Jr., couverture du 19 août 2026

The Straits Times, avec Reuters — reprise du dossier : cibles de 2018 (département du Travail, Nations unies, Hawaï, Indiana), 10 millions de dollars de récompense, chronologie 2013-2017, 18 août 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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