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ANALYSE : Washington sanctionne 9 entreprises cubaines et l’ICAP, mais retient aussi des Américains au retour
Crédit: Adobe Stock

Le nom le plus lourd de la liste appartient à un homme né à La Havane le 18 août 1963, d’après la fiche du Trésor : Fernando González Llort, président de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples.

Son passé est documenté par Washington même. Il fut l’un des « Cuban Five », ces cinq officiers du renseignement cubain arrêtés aux États-Unis en 1998, puis libérés — lui en 2014, dans le cadre du dégel diplomatique de l’époque. Douze ans plus tard, l’Amérique qui l’avait relâché inscrit son nom. Sur sa propre liste.

Deux femmes complètent le trio dirigeant

À ses côtés, deux dirigeantes de l’institut. Noemí Ramona Rabaza Fernández, première vice-présidente, née le 13 janvier 1965 à Bayamo. Leima Martínez Freire, directrice pour l’Amérique du Nord, née le 23 décembre 1980 à Guanabacoa. Les trois sont désignés pour une raison unique et purement statutaire : diriger une organisation déjà bloquée, l’ICAP, fondée par Fidel Castro le 30 décembre 1960.

Aucun crime précis dans les documents du 20 août. Leur fonction suffit.

Au passage, la mise à jour enrichit la fiche de l’institut, bloqué depuis juin : quatre adresses s’y ajoutent, dont la Casa de la Amistad du quartier de Vedado, la Casa Memorial Salvador Allende et le campement international Julio Antonio Mella, dans la province d’Artemisa. Des lieux de conférences, de brigades de volontaires, de rencontres militantes. La cartographie de l’amitié officielle cubaine. Dressée par le Trésor américain lui-même.

Un ancien agent condamné dirige l’institut ; Washington l’avait libéré en 2014.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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