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RÉCIT : Zaporijjia privée de courant externe à 00 h 44 : les diesels démarrent, la cause reste introuvable
Crédit: Adobe Stock

Les groupes électrogènes ont démarré tout seuls. Seule bonne nouvelle du jour — et elle dit tout : le dispositif de dernière ligne fonctionne, et il a fallu s’en servir. Encore.

Rappel technique indispensable. Les six réacteurs de la centrale sont à l’arrêt et ne produisent aucune électricité, mais un réacteur arrêté n’est pas un réacteur inerte : le combustible continue de dégager de la chaleur et exige un refroidissement permanent, donc du courant. Sans réseau extérieur, ce courant vient des diesels. Sans diesels, plus rien.

Voilà pourquoi chaque perte d’alimentation externe est un événement de sûreté, même sans rejet, même sans blessé, même sans dommage visible. La gravité ne se lit pas dans le paysage : elle se lit dans l’épaisseur de ce qui reste entre le combustible et l’accident, une épaisseur que chaque épisode rabote un peu. La marge de sécurité d’une centrale se compte en couches. Cette nuit-là, il n’en restait qu’une.

Quinzième fois cette année, vingt-septième depuis l’invasion

L’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom, cité par le média NV le 20 août, tient le compte : ce black-out complet est le quinzième de 2026 et le vingt-septième depuis le début de l’invasion à grande échelle de 2022. La fréquence s’accélère, la normalité s’installe. Les deux constats sont vrais ensemble, et c’est bien le problème.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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