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CHRONIQUE : La droite a eu sa chance, v’là la facture
Crédit: CHATGPT, DALL-E

Le menu de la campagne

Mes p’tits amis, la campagne s’en vient, pis regardez le menu qu’on nous sert : de la droite, de la droite, pis encore de la droite. Le PLQ s’est choisi comme chef l’ex-grand patron des chambres de commerce, un gars qui s’appelle Milliard, ça s’invente pas, même les noms font pu d’effort. La CAQ a changé de chauffeur, mais c’est le même char avec le même moteur qui coule. Pis Duhaime arrive avec sa scie à chaîne en criant « ménage! ». QS? QS s’est backbenché tout seul dans le fond de la classe, on les réveillera quand ça comptera.

Trois partis de boss, trois saveurs de la même soupe

Fac trois partis de boss, trois saveurs de la même soupe, pis y viennent toutes nous dire que le problème du Québec, c’est toé, ta paye, ton syndicat pis tes services.

Faisons les comptes : vingt-trois ans sur vingt-cinq

Ben faisons les comptes, d’abord. Ça fait un quart de siècle que la droite économique tient le crayon dans’ province : Charest, Couillard, Legault. Vingt-trois ans sur vingt-cinq, à part dix-huit p’tits mois de gouvernement minoritaire. L’austérité, c’était pour toé : les CHSLD à boutte, les profs qui achètent leurs crayons, le monde qui poireaute dix-huit heures su’une civière. Le PLQ a même mis DEUX médecins aux commandes, dont l’ancien grand boss des médecins spécialistes, pis le système de santé est sorti de là plus malade qu’y était rentré.

SAAQclic a menti, Northvolt a coulé, le déficit a explosé

Pis pendant que toé tu te serrais la ceinture, eux autres tenaient l’auge grande ouverte : les cousins d’Ottawa avec les commandites, la construction pis ses enveloppes brunes à l’époque libérale, l’UPAC avait quasiment un pied-à-terre au bureau du parti, calvaire, pis la CAQ qui vient de battre toutes les records : SAAQclic parti de 638 millions pour péter le milliard et cent, avec une commission d’enquête qui écrit noir sur blanc que la SAAQ a MENTI au gouvernement. Northvolt : 470 millions envolés, « cet argent-là, on le reverra pas », dixit la ministre elle-même. La filière batterie : presque deux milliards garrochés, dont 676 millions dans des compagnies rendues à l’abri de leurs créanciers, avec des risques « pas analysés » selon la vérificatrice.

Pis le plus gros déficit de notre histoire par-dessus le marché. Ça, c’est le bilan de ceux qui nous font la morale sur la RIGUEUR, tabarnak. Moé chus pro-vaccin, première affaire, mais gouverner deux ans à coups de décrets pis de contrats de gré à gré aux chums, ça a fini de scrapper la confiance, pis ça se répare pas en point de presse.

La ferme

Y vident le coffre à grain, pis c’est toé qui coûtes trop cher

Ça fait trente ans qu’on leur prête la ferme, mes amis. Pis à chaque fois, c’est le même cirque : y vident le coffre à grain, y vendent la trayeuse à leurs chums, y engraissent leurs cochons avec notre avoine, pis en repartant y nous disent que c’est NOUS AUTRES qui coûtons trop cher. Pendant ce temps-là, le panier d’épicerie défonce le deux cents piasses, la classe moyenne tire le diable par la queue pis les pauvres mangent leurs bas. Le purin monte, pis y voudraient qu’on remercie le fermier.

Duhaime pis le père Noël

Pis là, le « changement » qu’on nous offre, c’est Duhaime. Quarante-sept milliards de coupures, vingt mille fonctionnaires dans le champ, les plus grosses baisses d’impôt de l’histoire, PIS plus de services, PIS l’équilibre budgétaire, toute en même temps. Le père Noël, la fée des dents pis le lapin de Pâques dans le même autobus de campagne. Un chausson avec ça? L’État québécois, c’est pas un monstre à gratte-papier : la grosse majorité des payes s’en vont à du monde qui soigne, qui enseigne pis qui torche nos vieux. Le morceau qui reste, lui, y veut en couper le quart, le monde qui traite ta demande d’indemnisation, qui inspecte ta viande, qui court après les fraudeurs, pendant que leur propre syndicat crie qu’on manque déjà de bras.

Citer l’incendie pour engager moins de pompiers

Pis le plus beau : y cite SAAQclic pour justifier son dégraissage. SAAQclic, câlisse! Le fiasco qui est arrivé EXACTEMENT parce que l’État s’était vidé de sa cervelle pis avait donné les clés au privé. Citer l’incendie pour justifier d’engager moins de pompiers pis plus de pyromanes, faut le faire. Bonnet blanc, blanc bonnet : même fumier, différent tas.

La droite « morale », tant qu’à faire le tour de l’étable

Pis parlons-en, de leur droite « morale », tant qu’à faire le tour de l’étable. Duhaime se dit pro-choix, parfait, on prend note, on l’encadre. Mais dans sa cour, ça grouille en tabarnak : un candidat sorti tout drette de Radio X qui échappe en pleine pré-campagne qu’il y aurait « des débats à avoir » sur le droit à l’avortement, en 2026, câlisse, des DÉBATS À AVOIR sur le ventre des femmes! Un médecin ouvertement anti-avortement de la cuvée 2022 qui, comme par hasard, sera pu candidat c’t’année, sans explication. Pis les groupes pro-vie qui magasinent ouvertement dans sa liste de candidats en se léchant les babines, crayon dans une main, chapelet dans l’autre. Quand un chef passe sa pré-campagne à museler son propre monde sur les droits des femmes, c’est parce que le fond de cour sent la sacristie à plein nez.

Duplessis est mort en 59, on y donnera pas un podcast

On a déjà donné, nous autres : la soutane dans’ chambre à coucher, le curé qui comptait les naissances, la Grande Noirceur au grand complet. Duplessis est mort en 59, on retournera pas le déterrer pour y donner un podcast. Pis pour ceux qui se disent « voyons, ça arrivera jamais icitte » : les Américaines aussi pensaient ça. Roe v. Wade, un droit vieux de cinquante ans, arraché en une seule décision en 2022. Un droit, c’est pas coulé dans le béton, c’est du bois de grange : tu l’entretiens pas, ça pourrit, pis un bon matin la bâtisse te tombe su’a tête. Les femmes, les minorités, le monde différent, dans leur jeu, c’est pas des citoyens, c’est du matériel à chicane. Des punching bags à clics importés du sud, pour pas qu’on parle de ta paye.

Sortez la calculatrice

Pis là, le boutte qui me jette à terre : le monde qui vote pour ça CONTRE eux autres mêmes. Sortez pas vos pancartes, sortez la calculatrice, c’est le ministère des Finances lui-même qui le dit.

Quatre millions de contribuables en bas de 50 000 piasses

Sur 7,2 millions de contribuables au Québec, QUATRE MILLIONS déclarent moins de 50 000 piasses par année. Quatre millions, câlisse. Un contribuable sur cinq vit avec moins de 20 000, pas par mois, par ANNÉE. Deux millions et demi de personnes ramassent moins de 30 000. Pis le tiers du monde gagne tellement peu qu’y paie pas une cenne d’impôt provincial, pas par paresse, par pauvreté, calvaire. Pendant ce temps-là, en haut de l’échelle, le 13 % qui fait du 100 000 et plus rafle à lui tout seul presque 40 % de tout le revenu déclaré dans’ province. Ça, c’est le vrai portrait de famille. Fac la « plus grosse baisse d’impôt de l’histoire », pour le tiers d’en bas, c’est la plus grosse baisse de RIEN de l’histoire, zéro fois zéro, ça fait encore zéro. Pis pour les quatre millions en dessous de 50 000, c’est des pinottes lancées du balcon pendant que le vrai bonbon monte direct en haut de l’échelle. Une baisse d’impôt, c’est mathématique : plus t’en paies, plus le cadeau est gros. Le monsieur à 250 000 se paye un char avec la sienne. Toé, tu te payes même pas ton épicerie de la semaine.

Le dindon qui pose des pancartes pour Noël

Pis le champion toutes catégories : le fonctionnaire qui vote pour le gars qui promet de couper vingt mille jobs de fonctionnaires. Le dindon qui pose des pancartes pour Noël. Mon grand, y’est allé faire son annonce de dégraissage DRETTE DEVANT ta bâtisse, le Complexe G, pis toé t’applaudis à travers la vitre. C’est pas de la débilité, ça. C’est du dressage. Cinquante ans de radio-poubelle pis de chroniqueurs à gages qui te répètent que ton ennemi, c’est ton voisin syndiqué, la fille su’l’aide sociale, l’immigrant du bloc d’à côté, n’importe qui sauf le boss qui vide le coffre à grain pendant que vous vous chicanez dans’ cour. Le colonisé, disait l’autre, finit par aimer sa chaîne pis mordre ceux qui veulent y ôter. Ben décrochez-la, tabarnak. A’ vous a jamais rien rapporté.

Le ravin

Fac on résume, en bon québécois, parce qu’on sacre pas en anglais icitte, on n’est pas des colonisés jusque dans nos jurons. La droite a eu sa chance. Vingt-trois ans su’ vingt-cinq. Résultat : la santé à terre, des fiascos au milliard, des déficits jamais vus, pis toé qui comptes tes cennes devant le comptoir des viandes. Quand tu t’en vas vers le ravin, tu fais pas UN PAS DE PLUS en votant la même marde avec une étiquette neuve.

Tu joues pas ta maison au poker avec un tricheur à table

Pis en face, y’a quoi? Le parti de Parizeau, un doctorat de la London School of Economics, le monsieur qui a aidé à bâtir la Caisse de dépôt. Le parti de Landry, de Lévesque : du monde qui a pas GÉRÉ le Québec, qui l’a BÂTI, la Caisse, Hydro, les outils qui nous font vivre encore aujourd’hui. Pis le déficit zéro, dans’ vraie vie, c’est eux autres qui l’ont atteint, pas les prêcheux d’austérité. Vingt-trois ans dans le désert sans tremper dans la marde des autres. Pis leur pause référendaire le temps que Trump décrisse? Les gérants d’estrade criaient « frileux! », la guerre tarifaire pis les négos qui pètent viennent de leur donner raison en pleine face : c’était pas de la peur, c’était de la lecture de jeu. Tu joues pas ta maison au poker avec un tricheur assis à table.

Les vraies affaires

C’est ça qui est ça

L’ancien premier ministre voulait s’occuper des « vraies affaires »? Parfait. V’là les vraies affaires : un milliard cent de SAAQclic. Quatre cent soixante-dix millions de Northvolt. Le plus gros trou budgétaire de notre histoire. Quatre millions de contribuables en bas de 50 000 piasses. Pis ton panier d’épicerie. C’est ça qui est ça. Un peuple qui se respecte vote pas pour ceux qui le tondent depuis trente ans. Le ravin est drette là, mes amis. Recule. Pis le 5 octobre, vote comme du monde deboutte.

Signé : Maxime Marquette, chroniqueur

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n’est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.

Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues.

Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d’institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l’institution exacte est nommée sous Sources.

Nature de l’analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n’est promise d’avance; lorsqu’un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

Précisions propres à cet article

Le chef du PCQ, Éric Duhaime, déclare que son parti est pro-choix et qu’il n’y aura pas de débat sur l’avortement dans ses rangs. Les faits rapportés dans cette chronique concernent des propos tenus par des candidats et l’intérêt manifesté par des groupes externes, tels que documentés par les sources.

Aucun parti politique n’a commandé, payé, relu ou approuvé ce texte.

CHRONIQUE : La droite a eu sa chance, v’là la facture

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