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ANALYSE : Au Kennedy Center, la démolition devient une arme de pouvoir
Crédit: Adobe Stock

Le nom sous le nom

Le 13 août, le conseil d’administration a adopté une nouvelle résolution. Elle prévoit l’inscription « Renovated and Restored by President Donald J. Trump » sous le nom de John F. Kennedy. Une seconde ligne, « Endowed by the Trump Kennedy Center Fund », pourrait suivre si le fonds atteignait 100 millions de dollars en dons. Les terrains deviendraient, eux, la « President Donald J. Trump Plaza ».

Ce n’est pas un débat de typographie. C’est une lutte pour décider qui peut greffer sa gloire personnelle sur la mémoire publique.

Le verdict déjà prononcé

Le problème est qu’un juge fédéral avait déjà tracé la frontière. Le 29 mai, Christopher Cooper a conclu que le Centre devait porter le nom du président Kennedy et l’honorer seul. Il a ordonné le retrait de la signalétique qui présentait déjà Trump dans le titre de l’institution. La cour d’appel a ensuite refusé, le 8 juillet, de suspendre cette injonction. Elle a notamment constaté que les affirmations de préjudice financier n’étaient soutenues par aucun fait précis ni élément de preuve.

La nouvelle formule change les mots sans abandonner la conquête.

Le conseil soutient qu’il ne renomme plus le Centre : il reconnaît celui qui l’aurait restauré. Les avocats de Beatty y voient le même résultat sous un autre costume. C’est là que la démolition surgit, non comme conclusion d’un audit public, mais au milieu d’une bataille pour une inscription.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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