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ANALYSE : Au Liban, le troc armé qui exige tout avant de promettre demain
Crédit: Adobe Stock

Désarmer ici pour faire reculer là-bas

Le mécanisme officiel n’est pas mystérieux. Dans les zones pilotes, l’armée libanaise doit prendre une responsabilité sécuritaire pleine et effective. Les groupes armés non étatiques doivent y être désarmés, leurs infrastructures démantelées, le résultat confirmé. Ensuite doivent venir le redéploiement israélien, la reconstruction soutenue de l’extérieur et le retour sécuritaire des civils sous l’autorité exclusive de Beyrouth.

L’objectif est juste : un seul État, une seule autorité, une seule décision de guerre ou de paix sur le territoire libanais. Le Hezbollah n’a aucun droit démocratique de garder une armée parallèle, encore moins d’engager tout un pays dans une guerre au nom d’un axe régional dirigé depuis Téhéran. Son désarmement n’est pas une faveur faite à Israël. C’est une dette envers le Liban.

La réciprocité devient floue quand elle touche le sol

Mais une dette nationale n’autorise pas un chèque en blanc militaire. Le cadre dit « réciproque ». Il ne dit pas publiquement quel geste israélien répond à quelle étape libanaise, dans quel délai, avec quelle conséquence si l’un avance et l’autre non. Cette brèche est devenue le coeur du rapport de force. Israel Katz affirme qu’Israël ne se retirera pas avant le désarmement du Hezbollah dans tout le Liban. Le Hezbollah répond qu’il ne discutera pas de ses armes avant le retrait.

Deux préalables absolus placés face à face ne fabriquent pas un processus; ils fabriquent une attente armée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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