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ANALYSE : EN JORDANIE, LA PAIX SYRIENNE SE NÉGOCIE DANS L’OMBRE
Crédit: Adobe Stock

Abou Douhour, le rappel brutal

Quelques jours avant les discussions, Israël a frappé la base aérienne d’Abou Douhour, dans la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. L’Associated Press rapporte que huit frappes ont touché la piste, causant des dommages mais aucune victime selon la télévision d’État syrienne. Ce dernier fait doit rester entier : il y a eu une attaque et des dégâts; le bilan rapporté ne comptait aucun mort.

Israël a dit vouloir empêcher le déploiement de forces turques sur la base. Le bureau du premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que Damas était sur le point de rompre un statu quo sécuritaire. La Syrie et la Turquie ont contesté la prémisse du déploiement. Une puissance a donc frappé préventivement sur la foi de sa propre lecture d’une menace que les deux États visés niaient.

La doctrine du fait accompli

Voilà le mécanisme. Israël ne demande pas d’abord à une architecture commune de vérifier la menace; il agit, puis exige que la diplomatie absorbe le choc. C’est peut-être efficace à très court terme. Une piste est endommagée. Un déploiement, s’il était réellement envisagé, devient plus difficile. Mais chaque action préventive élargit aussi la définition de ce qu’Israël s’autorise à frapper au-delà de sa frontière.

On ne bâtit pas la confiance avec le bruit des avions encore suspendu au-dessus de la table.

La rencontre en Jordanie n’efface pas les huit frappes; elle en révèle plutôt la fonction politique. La force crée l’urgence. L’urgence ramène les interlocuteurs. Puis la table risque de ratifier, morceau par morceau, le droit du plus puissant à définir seul le péril.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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