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ANALYSE : La baisse des prix des médicaments n’appartient à personne
Crédit: Adobe Stock

Trump et l’art du reçu

Le 14 août, devant des journalistes, Trump a brandi les premières lignes d’un article du Washington Post. Il a demandé qu’on le photographie. La Maison-Blanche a ensuite diffusé l’image avec une légende évoquant le fait d’« apporter les reçus ». Le geste était parfaitement trumpien : concret, visuel, victorieux, impossible à manquer.

La politique moderne raffole de cette compression. Un titre devient un bilan. Une photographie devient une politique publique. La première moitié d’un article devient toute l’histoire. Le président ne demandait pas au public de suivre une chaîne de décisions. Il lui demandait de regarder la feuille dans ses mains.

Ce que les premières lignes ne tenaient pas

L’article, lui, examinait plusieurs causes : davantage de génériques, des biosimilaires, les premiers prix négociés par Medicare et des rabais récents sur certains GLP-1. Des spécialistes y jugeaient l’Inflation Reduction Act de Biden plus susceptible d’avoir pesé que les initiatives Trump encore jeunes.

Brandir le titre tout en laissant tomber le mécanisme n’est pas une réfutation. C’est une mise en scène où le cadrage fait disparaître la chronologie.

Le reçu était vrai. La lecture qu’on nous en vendait était coupée en deux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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